25.09.2007
Un samedi ordinaire...
Samedi, c'est pas ravioli, chez mes parents. Non, c'est shopping. Certes, chez moi, c'est un peu shopping tous les jours, ces temps-ci, mais bref, samedi donc, j'ai trainé Dame Mère dans les rues (que dis-je, les rues, LA rue) de la petite vile de mes parents, dans le but ultime de me toruver une écharpe. Une belle écharpe tricotée, en grosse maille, un truc joli, quoi, dans ce style:

Echarpe Isabel Marant - La Redoute
Enfin bref, il faut savoir que dans la ville où vivent mes parents, le samedi, c'est génial, parce que tu peux marcher en plein dans la rue, sans te faire écraser. Ni par des voitures, ni par des passants, ni par des vélos. Non, parce que tu es seule. Un samedi après midi, chez eux, tu peux tout simplement être nu dans la rue, personne va le remarquer, pour la bonne et simple raison que le monde est ailleurs. Où, ça reste un mystère. Parce que, le dimanche, il n'y a pas plus de genss. Ni, au hasard, un mercredi à 15h. Non, c'est simple, quel que soit le moment, tu es seul. Alors, c'est bien, parfois. J'avoue que j'ai souvent cette envie de bannir toute la population du H&M, par exemple. Mais trop de desertification tue la desertification, et arrive un moment, où on sature. Quoi qu'il en soit, c'est pas un samedi qui va me permettre de cotoyer de la population.
Heureusement, à Langon, nous avons des Galeries Lafayette. Oui, bon, des Nouvelles Galeries, quoi, c'est à dire la gamme un peu au dessous, faudrait pas exagérer, des fois que, quand même. Et là, c'est atroce, parce que Dame Mère, elle a un métier trop hype et trendy (à la bien?) et donc, elle est méga connue dans cette ville. Sauf que, parfois, vu le degré de plouquerie des gens qu'elle connaît, tu te dis qu'il vaut mieux rester terré chez soi. D'où peut-être la desertification de la ville?
Un exemple, nous avons croisé une dame, aux chaussures très improbables : noires, avec des grosses fleurs blanches qui ressortaient genre en relief dessus. Bon, ni plus ni moins immonde. J'ai donc fait le commentaire à Dame Mère, et figure-toi que cette dernière a sauté sur la vieille moche pour lui dire qu'elle avait l'étiquette qui ressortai. Sisi, elle est comme ça, Dame Mère, elle ose faire un tas de trucs fous. Mais le truc, c'est qu'elle connaissait la dame, bien sûr, et en plus, la dame, elle était en train de retirer des sous au distributeur, et donc, elle a du avoir al trouille de sa vie, la pauvre. Et au final, Dame Mère, donc, ne lui a pas dit que ces chaussures étaient trop moches. Mais ça m' a fait peur qu'elle connaisse une personne comme ça. Et qu'elle aille spontanément la saluer. Ce que je lui ait dit, mais elle m'a répliqué qu'il fallait négliger aucune relation, parce que cette dame, figure-toi qu'elle bosse à la mairie, et qu'ele peut facilement m'apporter des clients. Et si tu veux que je te paye ce sac à main, j'ai besoin de clients. Non, ça, elle ne l'a pas ajouté, mais je sais qu'elle le pensait, parce qu'elle est terriblement altruiste et pense toujours aux autres.
On a croisé également le directeur des Galeries, trop bien, mais penses-tu qu'il aurait fait un geste comme quoi y'a du monde qui vient chez eux et tout, genre un petit cadeau de réduction, parce que j'ai vu un joli paletot chez eux, mais rien.
Et en plus, ils avaient plus de mascara Clinique.
Un exemple, nous avons croisé une dame, aux chaussures très improbables : noires, avec des grosses fleurs blanches qui ressortaient genre en relief dessus. Bon, ni plus ni moins immonde. J'ai donc fait le commentaire à Dame Mère, et figure-toi que cette dernière a sauté sur la vieille moche pour lui dire qu'elle avait l'étiquette qui ressortai. Sisi, elle est comme ça, Dame Mère, elle ose faire un tas de trucs fous. Mais le truc, c'est qu'elle connaissait la dame, bien sûr, et en plus, la dame, elle était en train de retirer des sous au distributeur, et donc, elle a du avoir al trouille de sa vie, la pauvre. Et au final, Dame Mère, donc, ne lui a pas dit que ces chaussures étaient trop moches. Mais ça m' a fait peur qu'elle connaisse une personne comme ça. Et qu'elle aille spontanément la saluer. Ce que je lui ait dit, mais elle m'a répliqué qu'il fallait négliger aucune relation, parce que cette dame, figure-toi qu'elle bosse à la mairie, et qu'ele peut facilement m'apporter des clients. Et si tu veux que je te paye ce sac à main, j'ai besoin de clients. Non, ça, elle ne l'a pas ajouté, mais je sais qu'elle le pensait, parce qu'elle est terriblement altruiste et pense toujours aux autres.
On a croisé également le directeur des Galeries, trop bien, mais penses-tu qu'il aurait fait un geste comme quoi y'a du monde qui vient chez eux et tout, genre un petit cadeau de réduction, parce que j'ai vu un joli paletot chez eux, mais rien.
Et en plus, ils avaient plus de mascara Clinique.
Les Nouvelles Galeries, haut lieu du trendy et de la hipness attitude langonnaise.
Dans ces galeries, avant, il y avait Casa. Plus maintenant. Maintenant, y'a un truc cent fois plus chic et snob. Sauf que. C'est chic et snob selon la ville. Je vous passe donc les horreurs présentes. C'est dingue comme le mauvais goût est moche, parfois.
Et donc, on est allées dans un petit magasin, chercher une écharpe. et dans un deuxième Et un troisième. et pas plus, parce qu'on avait épuisé les magasins. Et bien sûr, j'ai pas trouvé d'écharpe.
Dame Mère s'est touvé une veste, qu'elle a promis qu'elle allait me préter. c'est une excuse pour passer plus facilement auprès du Père, parce que si on dit qu'on l'a acheté à deux, singulièrement, il est plus cool là dessus! Enfin, tout ça pour dire qu'elle, elle a trouvé quelque chose, et pas moi. Et je voulais continuer à chercher, sauf qu'il était 18h50, et à Langon, a 18h50, les magasins amorcent leur fermeture, qui ferme a 19heures, hein, mais il faut bien 10m inutes pour fermer les grilles. Donc on nous a gentiment fait comprendre qu'il fallait partir, maintenant, c'est pas tout, hein, mais on a une vie, nous sommes commerçants, et vous vous n'êtes que des vulgaires portefeuilles ambulants (ils croient pas si bien penser, hé hé), qui de toutes façons n'allez rien acheter chez nous puisque c'est trop plouc pour vous, c'est ça, hein. Je m'emballe, là.
Donc on est rentrées bredouilles. C'était sans compter l'ultime carte-jocker que Dame Mère a abattu.
Mais vous saurez ça demain. Promis!
18:27 Publié dans Egocentrisme et auto-centralité, Un rien me couvre. Ou presque. | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : langon, ville perdue, habits, shopping, commerces











