26.09.2007
La suite et la fin....
Le truc génial, que Dame Mère a consenti à lâcher, en cette fin de samedi relativement désert, c'est qu'elle adore tricoter. Et qu'elle se damnerait pour tricoter quelque chsoe, là, maintenant. On a donc filé, telles deux folels, arreter le mec qui fermait deja sa boutique de laines, fils, et autres joyeusetés ménagères. Et on a passé 15 minutes, sous l'oeil très bienveillant de la vieille qui vendait ses trucs, amusée de nous voir, toutes les deux, tripoter les pelotes. Parce que, franchement, c'est trop chouette, toute cette laine qui se balade comme ça, dans les étagères. Entre le 100% pur laine, le moitié cachemire-moitié soie et le je-sais-pas-combien-de-pourcents d'alpaga, ente le gris perle, le gris anthracite, le gris-presque-noir, le noir tout court, le beige un peu grisé (oui, je suis un peu monochromique, en ce moment), on s'en est données à coeur joie.
Et on a choisi MA laine. Deux belles pelotes d'une laine assez épaisse, je-ne-sais-plus-du-tout-quel-pourcentage, j'ai zappé l'info, je dois dire. Un beau gris un peu bleuté, mais pas trop non plus. On a choisi le point (enfin, j'ai fait semblant de comprendre, Dame Mère, qui décidement, était retombée dans sa jeunesse, est partie dans une explication on ne peut plus sérieuse et scientifique sur les différent points possibles), et zou, au boulot.
Evidemment, comme dans ma vie, rien n'est franchement simple, il a fallu ensuite trouver les aiguilles. les chercher, d'abord. Parce qu'entre tous les déménagements qu'on a fait, trouver ces machins, revenait à chercher... Une aiguille dans une botte de foin. Oui, bon. Bref. Passons.
Touours est-il que, visiblement, Dame Mère, dans un moment d'égarement, a donné, jeté, ou caché ses aiguilles. J'ai senti poindre le désespoir, autant sur mon visage que sur le sien, parce qu'elle était toute frétillante à l'idée de tricoter pour sa fille chérie (c'est moi, ça). Heureusement, Dame Mère a des amies, qui ont, elles aussi, eu une quelconque folie, passagère ou non, de tricotage. Et donc, après des coups de fil par ci, par là, on a réussi à localiser des aiguilles. Sauf qu'à ce stade de la journée, il était plus la journée, mais la soirée, et qu'il est hors de question, enfin, Camille, d'aller chercher ces aiguilles a 10 heures du soir, non, ça ne se fait pas, même chez des amis.
Total, le lendemain matin, j'étais sur le pied de guerre, pour partir chercher ces aiguilles. En moto. Avec mon honorable Géniteur. Qui m'a même laissé conduire la bête. Sur le parking du centre commercial, hein, parce que bon, genre, la moto elle doit faire 15 fois mon poids, alors sur une route, voilà quoi. Déjà que j'ai failli me la prendre sur les pieds une bonne dizaine de fois... mais j'ai calé que 5 fois. Honorable, pour une première fois. Sur 15 mètres en tout. et Dix minutes. Oui, enfin, bon, j'ai pas raté mon permis pour rien, hein, soit on est doué, soit on l'est pas, je le suis pas, point. Je me rattrape ailleurs... (Où en étais-je du récit aiguillé?)
Donc, on est arrivés, sains et saufs à la maison, avec les aiguilles, et j'ai tanné Dame Mère pour qu'elle s'y mette ipso facto, rapport que je partais le lendemain, quand même, et que je voulais cette écharpe. Elle m'a obéit (dingue, j'ai une autorité monstrueuse, dans cette famille!), et a commencé a tricoter, me racontant qu'avant, elle nous tricotait tout, mais que maintenant, franchement, quand tu vois le prix de la laine, bon, il vaut mieux acheter une écharpe déjà toute faite.
Et vous savez pas quoi? Et ben deux pelotes, c'était pas suffisant. Donc mon écharpe... Elle est restée sur le canapé parental, le temps que Dame Mère aille acheter la troisième pelote pour finir ma merveille. Quand je vous disais que rien n'est simple, dans ma vie....
11:50 Publié dans Egocentrisme et auto-centralité, Un rien me couvre. Ou presque. | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : laine, écharpe, tricotage










