18.05.2008
Un orphelin, un chien, et des souvenirs.
En plus du poisson de ma copine, parce qu'elle a voulu le remporter chez elle, à quelques kilomètres plus au Nord, et que le pauvre a moyennement apprécié le train. Comme moi.
Sauf que là, c'est quelqu'un que j'aimais énormément.
Lui.

Comment ça, je vois pas qui c'est ?!
Le chien Touffu. Le héros de la bande dessinée d'Astrapi, ce magazine auquel environ tous les enfants ont été abonnés, au moins six mois dans leur vie.
Et en plus, cette revue, c'était toutes les semaines, autant dire, le Elle avant l'heure.
C'est hallucinant comme ça m'a mis la larme à l'oeil, cette histoire, Touffu, c'était un peu mon pote, même si il me faisait un peu peur, parce que j'étais visuellement agressée, le jaune, c'est quand même loin d'être neutre, comme chromatisme.
Mais n'empêche, je l'aimais.
Astrapi, c'était quand même le pied, si on réfléchit bien.
Je leur ai écrit une dizaine de lettres, et ben elles ont toutes eu une réponse.
Alors qu'aujourd'hui, quand j'envoie un courrier à Elle, pour me plaindre que le vernis Blue Satin, ça fait un mois que je l'ai, alors c'est un peu obsolète de le foutre dans les buzz de la semaine, ben je me brosse avec le dos d'un peigne en nacre, pour la réponse.
Dans Astrapi, y'avait des bricolages supers-géniaux, même que c'est grâce à eux si, aujourd'hui, j'adore bricoler des cadeaux pour des copines.
Sauf qu'à l'époque, ils précisaient bien d'utiliser du ciseau à bout rond, et sous la surveillance de la police domiciliale.
Et dans Astrapi, y'avait aussi la bédé de Lulu, Lulu qu'est une fille un peu comme tout le monde, sauf qu'elle a des cheveux que j'aimerais pas avoir, et qu'elle est pas très jolie, et qu'il lui arrive plein de soucis tout le temps.
Elle a une vie de merde, en fait. Mais elle philosophe gravement dessus, et ça finit toujours par un bisou et par bonne-nuit-ma-chérie-demain-ça-ira-mieux.

Et en plus, suite à mes recherches iconographiquement illusatratrices, j'ai découvert qu'elle avait un blog, la Lulu.
Et puis, derrière, y'avait aussi toute une planche de devinettes, de "le sais-tu" (qui me permettaient de placer ma science à la cantine, pour faire diversion quand je jettais le San Jacobo), et de Monsieur et Madame, qui faisaient rire que moi, mais c'était déjà pas mal, et surtout, de dessins de mexicains qui font pipi contre un mur.

Que de souvenirs. Quand on voit, aujourd'hui, que mon Elle, il me fait une soirée, et encore, je crie dessus, c'est miséreux. Le monde a changé, c'est moi qui vous le dit.
Alors, ma réponse pour mon abonnement à Elle, c'est très simple, je change. Astrapi, nous re-voilà.
23:35 Publié dans Augmentation du volume cortexien, Culinarité et inventions, Explorations hasardeuses, La Carte Azur est de sortie, Mon cortex s'enflamme, Mon imagination s'emballe. Et mes mains. | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : astrapi, touffu, revue, souvenirs, lulu
08.01.2008
Vis ma vis de collectionneuse
Puisque j'ai décidé, comme toute nouvelle résolution, de re-commencer la collection autour de Barbie que j'avais commencée en étant plus petite (laquelle s'était lamentablement limité à trois cartes postales et demi, et 18 poupées. Qui ont fini leur vie à la poubelle parce qu'une imbécile de gamine a décidé au beau milieu d'une nuit, de leur couper à TOUTES les cheveux. Oui.)
Je disais donc, cette nouvelle envie m'a fait penser que, question collection, je me pose bien là....
J'ai commencé par collectionner les peluches.
Jusqu'au jour où la tête de ma soeur est arrivée peuplée de poux. Ce jour-là, mes peluches ont fini dans un sac poubelle. Fort dommage, d'ailleurs, parce que j'en avais toute une pelletée, et ça tenait bien chaud, au bout du lit. Et c'était pratique pour taper mon frère.
Mais je me suis pas laissée abattre, et j'ai donc décidé de collectionner.... les pots de yaourt en verre.
Que je décorais, en les remplissant de sable coloré, ou de sel, c'était selon les trouvailles dans la cuisine. Mais le jour où la femme de ménage a tout fait tomber par terre, et qu'elle a tout aspiré, la malheureuse, pour nettoyer, ce jour là, j'ai poussé un grand hurlement, je suis allée m'enfermer dans ma chambre en exigeant du Caprice des Dieux comme dédommagement (j'ai été une fan de Caprice des Dieux dans mon enfance), et en pestant contre la pauvre, qui, n'aurait sans foute pas tout renversé si mon étagère n'avait pas été aussi bordelique, mais bon.
J'admets, j'avais tort. Mais 7 ans aussi. Et j'ai eu mon Caprice des Dieux.
Enfin, je me suis donc lancée dans la collection de timbres, puisque c'est comme ça. Une chouette collection fraternelle, puisque GrandFrère et MiniSoeur y participaient aussi. Même que Dieu le Père nous a refilé quelques uns des exemplaires San Franciscains qu'il avait. Cette collection, elle doit compter environ 30 timbres, soit l'équivalent d'une séance de décollage de timbre dans l'évier rempli d'eau chaude, parce que je me suis cramé la main en voulant attraper un des papiers, et ça ma....refroidie! (Quel humour, je sais, je sais)
Tout à tour, j'ai collectionné les tickets de ciné et de musée, pour en faire une musée personnel (les tickets de ciné sont partis à la poubelle, mais j'ai conservé cette manie qui exaspère mon géniteur, à savoir garder toutes les cartes de visites de n'importe où où je mets les pieds pour écrire ce que j'ai fait là-bas, ce que j'y ai acheté, avec qui, et quand. Désespérant, d'après lui.)(moi j'ia me, je dois juste prendre l'habitude de les ranger, ces trucs, et c'est ce qui pêche dans l'organisation, pour le moment, mais nul n'est parfait.), j'ai collectionné aussi les rouleaux de PQ vides, parce que c'est fou ce qu'on fait avec des rouleaux de PQ vides, et aussi les emballages de Caprice des Dieux (je vous le dit, j'étais monomaniaque, à l'époque!), coz' ils sortaient des collector à chaque occasion spéciale.
Y'a eu la boîte St Valentin, la boîte Noël, la boîte Fête des Mères, bref, et même les minis-boîtes. Cette collection a juste exapséré DameMère, puisque j'allais fouiller la poubelle pour récupérer mes biens.

Plus récemment, j'ai voulu commencer une collection à base d'anges, mais je me suis vite rendu compte à quel point ça peut être kitsch, parfois, et que mis à part les fameux petits Putti, un ange, c'est laid.
Je me suis tournée vers les coeurs (mon âme romantique se fait ainsi sentir), mais la décrépitude s'est vite emparée de moi quand j'ai pigé le commun, le banal, et le niais de la chose.
Et que ça me plaisait même pas.
21:00 Publié dans La Carte Azur est de sortie, Mon imagination s'emballe. Et mes mains. | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : collections, Barbie, blabla de fille, musée personnel, souvenirs









