07.11.2007
Un homme en shoppage : le mode d'emploi
En famille, on fait quoi? Oui, bon, on chante, on joue aux cartes, mais aussi, on fait les magasins.
C'est une surprise pour personne, surtout que vous avez vu que je m'étais fait offrir une imprimante, donc bon, même si c'est moyen glamour comme cadeau, c'est quand même conséquent, plaisant, et chouette comme tout. Mais ça veut dire que donc, on a fait les magasins.
C'est une surprise pour personne, surtout que vous avez vu que je m'étais fait offrir une imprimante, donc bon, même si c'est moyen glamour comme cadeau, c'est quand même conséquent, plaisant, et chouette comme tout. Mais ça veut dire que donc, on a fait les magasins.
Et là, j'ai étrenné un concept tout à fait nouveau pour moi : le shopping avec son père.
C'est une activité à manier avec la plus grande délicatasse. Mais je vous livre ici la meilleure recette.
- Commencer par lui offrir un petit déjeuner dans une boulangerie aboslument délicieuse, même si un peu trop "chaîne de fast-food", mais après tout, 'cest très bon, et même si c'est pas orignal, on s'en fiche, leurs petits pains au sésame et au pavot sont vraiment à tomber, et leur flûte aux olives aussi.
- Lui acheter son canard enchaîné, parce que même si on lui a offert l'abonnement, bon, ben l'abonnement, il arrive che zlui, et là, il est chez sa fille, donc il peut pas le lire, donc comme il lui faut quoi qu'il arrive, lui acheter ça. (En profiter, bien psur, pour acheter une énième revue pour soi, mais après tout, le temps qu'il le lise, on va pas le regarder manger son ptit dej' sans participer. Dont acte)
- Commencer par faire les magasins pour lui. Lui trouver une jolie cravate, par exemple, et un joli manteau. L'accompagner dans ses essayages, même si il fait preuve d'une totale désorganisation quant à cette partie du programme (je sais pas vous, mais moi, je fais un tour complet, je rafle tout, puis je vais essayer. Lui, il essaye au fur et à mesure, donc en gros, on parcours environ 6 fois le trajet jusqu'aux cabines. Mais comme on ne doit surtout pas le contrarier, hein, je suis!)
- Lui assurer que, oui, le bleu lui va comme un gant, et que, bon, non, ce chapeau péruvien tricoté par des pieds, non, vraiment, c'est pas ton style, mais par contre, ce chapeau, là, même si ça te fait ressembler à un détective privé, tu as la classe, mon Père, y'a pas à dire. (Quoi, on appelle ça le syndôme d'Oedipe?!)
- A ce stade-là, commencer à songer à lui offrir un autre café.
- Et accepter la petite éventualité qu'un musée pointe le bout de son nez à un moment ou à un autre. Mais la culture, c'est très bien, doncopiner vaillament du chef à la proposition de l'exposition sur le dessin. En plus, je voulais la voir, ça tombe bien.
- Continuer à essayer des manteaux (parce que, ce premier, là, oui, il est joli, mais y'aura mieux ailleurs, et surtout, il ne faut pas acheter le premier, c'est sa philosophie. (Personnellement, je n'ai aucun souci d'éthique quant à ça, mais je me plie aux règles paternelles, je rappelle))
- Trouver la chemise qui fera ressortir ses yeux. Oui, parce que, hein, des yeux marrons, ceints de vert, hein, faut pas leur mettre une chemise bleue, m'a-t-on toujours appris.
- Finir d'essayer un manteau, parce que le deuxième, là, tout en cachemire, donc, il est superbe, hein, la question n'est pas là, mais voilà, et ce troisième, bon, il est sympa, mais il est pas un peu léger, tout en coton? Oui, bon, c'est de la suédine, mais même.
- Trouver le-dit manteau. S'extasier bien comme il faut sur le tombé extra. (Si des hommes en recherche de manteaux passent par ici, le-dit pardessus se trouve chez notre ami espagnol)
- Aller se restaurer et lui offrir un délicieux bagel au saumon fumé. En profiter, bien entendu, pour prendre un de ces délicieux bagels aussi, hein, parce que regarder déguster cette emrveille, c'est juste impensable.
- Et atterrir, finalement, à la Fnac.
C'est à ce stade-là, en général, que l'auteur de ses jours est en général totalement fou de sa délicieuse enfant, et décide de lui offrir une imprimante. (Notez la tournure super-compliquée de la phrase, j'ai mis du temps à l'écrire, celle-là). Et accepte même de les accompagner, elle et sa douce moitié dans une après-midi de magasins endiablée, à condition qu'on aille au ciné ce soir.
Si la contrainte, c'est ça, moi, je veux bien faire les magasins avec eux tous les jours....

J'ai envie d'un bagel, là. C'est dur à faire?
11:30 Publié dans Egocentrisme et auto-centralité, La catégorie qui meuble, Les listings indispensables | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : shopping, parents, blabla de fille









