23.12.2007
Le train, la poisse, les ploucs et moi...
Mais là, aujourd'hui, je crois que j'ai la poisse. Peut-être mon horoscope l'avait dit, je sais pas, ce matin, je me suis levée tellement, tellement tôt, que j'ai pas trop fait gaffe.
Bref.
Au moment où vous lisez ceci, ce n'est plus d'actualité. Mais au moment où je rédige, c'est furieusement sur le vif, voyez vous. d'où, en plus, le concept du secret à conserver, rapport que si on lit ce que je fais, ça risque d'être mal interprété.
Je suis donc dans le train. je vous plante le décor, j'ai hérité du siège vert fluo de Lacroix de 1ère classe (oui Mâdame, je voyage en 1ère. Sinon, c'était à pied). J'ai quitté cette sublime ville qu'est Paris il y a environ 1 heure. Avec, comme il se doit, une plombe trois quart de retard, pour cause de frein qui marchaient plus. Moi je dis, je m'en fous, je vais au terminus, donc y'aurait qu'à eu laisser le train s'échouer dans un tas de sable, mais bon. J'exagère, la contrôleuse a précisé que nous avions 28 minutes de retard.
Mais là n'est pas la question.
Elle réside plutôt dans le fait que je suis entourée, bordée, encerclée, sans vous mentir, de pauvres ploucs.
Je brosse un portrait rapide, hein. Je ne fais pas dans la thèse-antithèse-synthèse.
Primo, ils sont arrivés, tels les Bidochon, avec force valises, livres, pique-niques, etc etc. En silence, croirez-vous? Il n'en est point. J'ai dû apprendre environ que l'une est la maman de l'un, et qu'apparement, l'un n'est pas ravi ravi de voyager avec sa génitrice. Au vu de comme il lui répond systématiquement.
Ils ont mis, je vous assure, 10 minutes à s'installer. 10 minutes. Je répète, 10 minutes. A s'asseoir. A trois places. Qui n'étaient, ni prises, ni difficiles d'accés, ni rien. Même pas loin des endroits pour mettre les bagages, hein. mais 10 minutes. Montre en main. Absurde.
Quand la mère a finalement posé son céant sur le siège, elle a hurlé que son fils s'était assis sur ses revues et qu'elle les voulait immédiatement. tant pis si le fils était en train de se débattre avec la valise de la vieille.
Bref, entre ça, les discussions follement intéressantes à base d'horlogerie (coz' l'un d'entre eux avait une vidéo dessus. Génial.), et le temps qu'on va mettre à arriver sachant qu'on a 28 minutes de retard, mais tu t'es trompé, quand même, au début, quand tu m'as dit qu'on arrivait à 21h, parce que 21h quand même, ça fait long.
Ah, je ne vous laisse pas sans cette remarque affligeante de bon sens.
Ah, voilà, je savais bien, qu'il était direct, ce train. Depuis Angoulême.
Sauf qu'avant, il s'arrête a Poitiers, et à Tours. Mais il est direct, oui oui.
Sinon, ils ont aussi débattu du "s" et de sa présence indispensable dans la mention "sans sucre(s)" dans le Coca light. Parce que, si j'ai bien suivi (et là je dis, heureusement qu'Aubépine ma bien-aimée est allée se coucher, pour me permettre d'écouter cette ravissante intervention) si y'a écrit sans sucres, donc avec un s à la fin, ça veut dire que y'a aucune forme de sucrage, mais en revanche, si y'a aucun s à sucre, et ben ça veut dire qu'éventuellement, y'a présence de sucrage sournois, mais sous forme d'autre truc, genre du Canderel.
Mais le moment mémorable reste tout de même dans le déballage du pique nique. Point de glamour pour eux, sinon des sandwichs à la rillettes, vu l'odeur. Et heureusement qu'ils n'avaient pas de pop corn, parce que vu le slurpage intensif qu'ils avaient, le crunch crunch aurait été franchement désagréable.
Mais personne ne leur apprend à manger sans faire de bruit, bordel à queue? C'est impressionnant. Mais d'après la mère, ces sandwichs de gare, finalement, sont très bons.

20:03 Publié dans Egocentrisme et auto-centralité, Expansion du cercle social, La catégorie qui meuble | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : le train, les gens, les ploucs, sociable, blabla de fille
13.09.2007
Direct live from ze street.
Petit florilège de petits trucs assez chouettes que j'ai entendu dans la rue, cette semaine...
- une fille, qui dit à sa maman "mmmmmm! ça sent bon le saucisson!"
Comment dire.... sachant que la boucherie devant laquelle elle passait est collée à une pâtisserie tellement trop bonne que tu peux pas passer sans t'arrêter, ça m'a paru quelque peu.... déplacé! Surtout que ça pue, le saucisson. Mais enfin, si, à son âge, elle préfère déjà le saucisson aux macarons, je peux d'ores et déjà lui prédire une bien triste existence... Parce que autant, on peut être glamourissime en mangeant des macarons avec les doigts, autant grignoter une tranche de saucisson, même avec une fourchette en argent, c'est pas topy.
- encore une fille, à Zara. Sa mère lui tend un truc (relativement hideux, il faut avouer) pour qu'elle l'essaye. Comme y'a une
queuefile d'attente aux cabines (nan, mais après le PQ d'hier, si je commence à introduire le mot "queue" dans ce blog, on court à la catastrophe, là), elle essaie le machin entre les portants. Sa mère a dû vite piger qu'elle aimait pas ça, la gamine, parce qu'elle lui demande "ça te plaît pas, ma puce?", et voilà que la gamine répond "nan, c'est coloré, et c'est le gris, la mode, maintenant." Okay, la gamine avait genre 7 ans. J'ai eu envie de la prendre dans mes bras, enfin un peu de conscience en ce bas monde. Elle est abonnée à Elle ou bien? nan mais moi, c'était Astrapi, à son âge, et je te certifie que le gris, c'était juste utilisé pour peindre les rouleaux de PQ à transformer en souris en carton. Véridique.
- une dj'eunette, avec une coupinette à elle (enfin, je suppose, hein, je suis pas allée vérifier qu'elles n'étaient que simple amies, ou autre) : "non, mais tu vois, moi, l'imprimé comme ça, je kiffe pas. (le sac en question était moche, genre les sacs qu'on a vu partout, avec des pommes imprimées, mais je me souviens pus le nom, et j'ai trop honte) Moi, j'aime les coeurs imprimés." Okay, comment t'expliquer... ceci dit, vu son allure, j'ai pas trop été étonnée, coz' que c'est le genre de phrase que tu t'attends à entendre sortir de la bouche de certaines personnes, et ben elle, c'était trop ça.
- une dame, à.... son chien : "tu n'as pas froid, Chouquette?". D'une, on n'appelle pas son chien Chouquette. Même si c'est un caniche. de Deux, on ne lui parle pas. Et de trois, on ne lui demande si il a froid, coz' il est déjà habillé plus que la propriétaire.
- un mec, pendu à son téléphone. Je précise que c'est lui qui appelle son interlocuteur : "ouais, c'est moi. nan mais je peux pas te parler maintenant, mais je te rappelle, ok?". je pige pas le concept. Pourquoi appeler, si c'est pour dire qu'on ne peut pas appeler?
- une copine, à moi-même, et c'est ma préférée, celle-là : "dis, quand tu enfiles ton string, est-ce que attends que la ficelle se mette en place toute seule, ou bien tu la guide entre tes fesses?". Je dois dire que je m'étais jamais franchement posé la question.
Mais là, elle a fichu une espèce de doute immonde. J'ai fait le test, fissa les culottes (ha ha ha), et la conclusion est que j'attends sagement que le bout de tissu vienne se lover entre mes deux petites fessouilles.
Et vous? Vous êtes plus freestyle du string, ou bien?
PS : je me rends compte que j'ai, une fois de plus, attrapé certains tics de langage... Violette, j'en suis désolée....
23:55 Publié dans Explorations hasardeuses | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : la mode, la rue, les gens, les débilités, les questions









