17.03.2008

Finalement, je suis pas si hype?

    Y'a quelques temps, Camille d'Essayage m'a révélé en pleine figure l'atroce vérité. je suis en fait qu'une misérable imposture de genre de wanabee maître du monde. En tout cas, je l'étais il y a un an.

    Parce qu'elle a trouvé la liste des indispensables à avoir pendant l'hiver 2006.
Oui, je sais, tout ça, ça date, mais bon, en même temps, si on compare avec l'échelle de l'humanité, finalement, un an, c'est quoi? C'est peu, c'est très peu.
Quoi qu'il en soit, d'après elle, qui cite Nadia, en 2006, fallait tout simplement avoir ces trucs-là pour être hype.
e crois d'ailleurs que le concept de hypitude n'existait pas, à l'époque, on utlisait peut-être encore le doux nom désuet de "trend" ou encore de "tendance". Je sais plus.

Donc.
Il nous fallait :

   1. Le trench du Comptoir des Cotonniers
   2. Le cabas Vanessa Bruno (ou imitations)
   3. Un jean Diesel
   4. Une paire de Converse
   5. Une tunique Maje
   6. Une paire de UGG (ou imitations)
   7. Le Charlotte de Gérard Darel
   8. Un bracelet Dinh Van (ou imitations)
   9. Une écharpe à paillettes (lancée par Et Vous et copiée à mort ensuite)
  10. Le collier avec les grosses perles et le ruban comme fermoir
  11. Un pull Zadig et Voltaire
  12. Un pull Diab’less
  13. Un truc, n’importe lequel avec un G ou un LV dessus…

    A ce stade-là du récit, je dois vous faire une confidence.
Ca fait genre une demi-heure que je rédige ce billet, en reprenant, un à un, point par point, avec méthode, application et acharnement, la langue tirée sur le côté, et les joues rosies par l'inspiration (ou la chaleur du thé, peut-être), et vu la longueur du billet, Myrtille va nous faire une syncope, donc j'abandonne ce projet, et m'en retourne à mes occupations.

Oui.

    Mais non, quand même.
Parce que, quand j'avoue que j'étais pas une hype, je mens un peu, parce que j'avais certaines choses. Mais là, on va dire que c'est entrer dans mon intimité la plus profonde, et que je suis très pudique, comme enfant.

    Je vais donc juste vous soulever un point, qui fait qu'en fin de compte, même si j'avais aucun autre des trucs cités, je ne remplissais pas tout à fait les critères, ben ce point là, il compensait tout.

Les Converse.

Oui.
Et c'est là où, Frifri, je t'avoue que la semaine dernière, j'ai hurlé aux grands Esprits, parce que tu m'avais piqué mon idée de billet. Et que du coup, j'ai vaguement laissé tomber, mais en fait, non.

Les Converse, donc.
Oui, parce que, dans la liste, ils disent "une paire de Converse".
Bon. Soit. mais si on en a douze, c'est bon?

    Parce que, les Converse et moi, c'est une grande histoire d'amour.
A trois, même. Parce qu'avec MiniSoeur, on a la chance de, petia, ne pas puer des pieds, petibé, d'avoir la même taille d'appendice pédestre, et peticé, d'habiter dans le même rayon de 10 mètres. Autant pour moi, ce dernier point n'est plus vérifié.

Donc, on achète à plusieurs, voyez-vous.

    Bon, certes, ma première paire, c'était pour un mariage que je l'ai achetée. Ne cherchez pas l'erreur, j'étais très en décalage, à l'époque. Bon, et en plus, elles étaient noires. (Je me retourne, je les regarde, elles sont dans un état tellement pitoyable, mais je n'arrive pas à les jeter. J'ai pensé les immortaliser en tant que pot de fleur, mais je me tâte encore sur la viabilité du concept)

    Les autres, elles sont arrivées, disséminées ça et là. les rouges et les marines, elles étaient au frais, avec une torta mil-hojas et deux kilos trente de hallullas, direct from Santiago, les multicolores (non, on me souffle que c'est des fausses. Ah, et en plus, elles sont à MiniSoeur)(moi, jamais de contrefaçon, sans façon, merci.), les roses à doublure fleurie, ainsi que les blanches montantes-et-retroussables, elles ont voyagé bien au chaud avec nous, en business class, et en compagnie de celles en jean et des violettes, les marrons venant grossir les rangs quelques temps après, non sans avoir appelé à sa rescousse les jaunes, et les cuirs.
Et je crois que j'en oublie, mais j'arrive pas à m'en souvenir.

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    Là où ça a juste un peu cafouillé, c'est au moment de m'exiler du domicile familial, la question n'a pas été tant est-ce que je vais m'en sortir, si je dois changer une ampoule toute seule, mais bien qui qui prend les rouges?*

 

* C'est elle, qui les a prises. C'étaient les siennes, en même temps.

Et vous, vous étiez hype, ou pas?
Ceci dit, je vous rassure, hein, parce que, toujours d'après la même personne, cet hiver, j'ai été au top, puisque j'ai eu 20/20. En tout.