25.07.2008

Tremble, vermicelle, tremble.

Hier soir, j'ai bu du rosé qui s'appelait Violette. Dingue. Et en rentrant chez moi, que vois-je à l'horizon, mis à part le cul de Robinson?
Que la dite Violette, elle m'a méchamment taguée.

Faut que je cause de mes peurs.
Pas facile, je suis tellement une femme extra, que j'ai peur de rien, un peu comme une Wonder Woman qu'aurait des combishort Gap, et qui porterait des ballerines immondes.

J'ai quand même activé mes synapses, un peu endormies pour cause de sur-excès de sucre à base de mini-cannelés à tomber et de milkshake Tagada. (Milkshake dont je vous refilerais un de ces jours la recette, tellement il mérite d'entrer chez Thierry Marx, çui là)(un peu revisité, avec de l'azote en branche, suis sûre que ça fera un carton plein)(Quine)

Bon.
  • Petia, j'ai peur des Bernard l'ermite. Rien que le nom, c'est tout un concept. Mais depuis que mon humble fraternel m'en fourrait le maillot de bain, quand on habitait les tropiques, je les ai pris en grippe, et depuis, je frissonne quand on m'en cause. C'est bien simple, quand Sébastien, le fidèle destrier de Triton (toujours la petite sirène) apparaît en scène, je hurle. Presque, en vrai, je me retiens, rapport que y'a souvent quelqu'un qui passe derrière, et je me sentirais proche du malaise d'expliquer que je hurle face à un dessin animé. Je comprend pas trop pourquoi ça me fait cet effet, parce qu'en y réfléchissant, c'est plutôt risible, de voir un coquillage avec des pinces, fourré à la sauce américaine, une feuille de laitue dans le cul, le tout sous une cloque en argent, mais enfin. La peur a ses raisons que la raison ignore, dit-on. On dit, donc.
  •  

     

     

  • Petibé, je reste coite devant un téléphone. Autrement causé, si un jour vous voulez me téléphoner, il faut d'abord m'envoyer un texto, voire un télégramme, avec accusé de réception, attestant du fait que, oui, éventuellement, j'aurais pris mon courage à deux oreilles, et j'aurais consenti à prendre le téléphone à deux mains. Et à répondre.Non, parce que prendre le téléphone, ça va, c'est le fait de causer dedans, qui me chiffonne, pas la bête en soi, ça, ça va, j'arrive à maîtriser mon émoi devant.Sauf devant l'Iphone, là, je perds mes moyens.
  • Et au passage, vous remarquerez qu'à 09h42, tous les téléphones des photographes ont du sonner le glas du déclenchement du flash. Toutes les photos sont pourvues de cette heure-là.

  • Peticé, j'ai peur que les barrières se referment sur moi, quand j'entre dans un parking. Mais si, les barrières bicolores, rouge et blanc, rayées dans un sens approximatif, qu'indiquent toujours 2m, mais qu'en fait, c'est plus bas (pour te faire une frayeur) et que tu sais jamais si, bordel, le ticket, il sort quand, la barrière va pas tenir le coup, et bam, le capot. C'est arrivé à mon dentiste. Le lendemain, il m'arrachait une dent.


  • Oui, ben ça avait peut-être aucun rapport, mais n'empêche, ma canine droite me manque. Celle du bas.

     

  • Petidé, j'ai peur qu'on m'oublie.
  • Petieuh, j'ai peur de grandir.
Mais ces deux derniers points, c'est personnel, et c'est réel, et comme j'ai pas envie que ça vire au billet psycho-analytico-thérapeuthique, je passe vite fait dessus, en espérant que personne soit allé jusqu'au bout et lise les deux derniers points, et qu'il passe direct à savoir si il a été désigné par le sort pour reprendre le flambeau, tel aux Jeux Olympiques.

A savoir, Valérie, Mademoiselle Parker, Mademoiselle (tout court) Nonolerobot, et LaFée. Qui, bordel, toute jet-lagguisée qu'elle est, devrait trouver le temps de nous conter les terreurs outre-équatoriaux.

Et comme j'ai peur d'être ordinaire, je vais en plus déroger à la règle du jeu (qui qui pond des règles du jeu pour un tag, je vous le demande)(c'est pas moi)(comme le vase de Soissons)(mais la bouteille en verre Perrier Vintage, là, c'était moi), bref, je le refile aussi à Gazelle. Je suis comme ça, j'ai peur de rien!