06.11.2007

La Menthe, ou la farandole en folaï

(Cette note fait partie d'une longue, très longue et oh combien passionante série de notes concernant ma vie et le périple familial de cette semaine passée. Elle aurait donc pu se nomme Périple familal, part two. Mais ç'eut été bien trop simple)
 
    J'avais réservé à La Menthe, rue Mercière. Depuis le temps que je passais devant la devanture à gazon en plastique avec des fleurs piquées dedans, et que je lisais la carte, écrite à la main sur une ardoise géante, et que je mourrais d'envie de savoir ce qu'ils entendaient par "farandole de desserts", bon, c'était le moment.
Il faut le dire toussuite, faut pas être en surpoids pour aller là bas, rapport à la proximité excessive des tables les unes entre les autres. Heureusement que c'est un resto et pas un club de sport, rapport aux odeurs, hein, pas à cause d'une présence de tapis de courses.
 
   Le décor est tout simplement génial. Les chaises sont dépareillées, les assiettes aussi (et là, on peut avoir soit ma chance, et tomber sur une assiette soft, soit, la malchance de Monsieur mon Père, et de tomber sur une chose incertaine, avec un visage de personne de sexe féminin dessiné dessus, mais bon, avec le talent d'un gamin de 3 ans. C'est très artistique, j'admets!), les verres, c'est les mêmes quà la cantine (mais si, vous savez, ces verres ronds, avec une petite entaille au milieu) y'a des coquillages sur la table quand on arrive (et même que le serveur, il les a enlevés pour mettre les sets de table, et même que DameMère elle a commencé à jouer avec, telle une gamine, et que le serveur, il lui a fait les gros yeux parce qu'il est très maniaque, je supporte pas qu'on touche à ma déco tant que j'ai pas fini de disposer tous les coquillages), le pain est servi dans des seaux, bref, c'est ambiance bucolique à la plage, et c'est très réussi!
 
54bf7f2a5ff43c265dfeccd9b44d755d.jpg
Oui, je sais, le scannage a un peu merdouillé, sur le bas, mais c'est pas grave. Hein, c'est pas grave? 
 
 
    Les serveurs sont absolument délicieux.
    Quand j'ai réclamé ma farandole d'entrée sans betteraves, il s'est immédiatement enquit de la raison de cet écart, et quand je lui ai raconté que j'avais vomi des betteraves quand j'étais jeune, et que vomir des choses rougeâtres à 7 ans, ça marque une vie, il a simplement éclaté de rire, et il m'a expliqué que c'était vraiment, mais alors vraiment pas une raison suffisante, que si j'avais été allergique, ça aurait été plus plausible, mais que comme je l'avais fait rire, il voulait bien me mettre autre chose.
J'ai eu une part de quiche délicieuse. DameMère aussi, mais elle, point de vomi, c'est juste que, comme elle a dû l'expliquer aussi, elle trouve que ça a un goût de terre, et que, manger de la terre, c'est pas son trip.
    Quand le serveur m'a apporté mon plat de poisson à la moutarde et qu'il a posé devant mon géniteur la même chose, alors qu'il avait commandé des boulettes de viande au miel, il s'est rendu compte de son erreur,il nous a simplement oté les plats de devant en disant que cde toutes façons, c'était les plats de la table d'à-côté, et que c'était juste pour voir si on suivait l'enchaînement de nos plats.
    Et quand il a dû sauter, tel un danseur, par dessus les coquillages que son camarade a fait tomber, et qu'il s'est limite entravé les pieds dans ses jambes, toute la salle a beaucoup rigolé. Parce qu'il ne s'est pas fait mal, hein! 
 
 
    Donc, la farandole d'entrée se composait de 7 petites entrées, dont une mini quiche, un flan de poireaux, un flan de courgette à la menthe, une soupe chaude à la tomate+menthe, des rillettes de thon, une poêlée de champignons, un flan à la carotte et muscade. Tout était délicieux. La soupe était juste ce qu'il faut de pas trop liquide, mais sans être crémeuse et lourde, les flans étaient fondants, les champignons étaient simplement assaisonnés avec du citron et de la menthe, bref, c'était vraiment bon, et l'idée de la farandole, géniale!
Ensuite, j'ai donc opté pour un poisson blanc à la moutarde, qui était divin, moelleux, et accompagné de champignons et de p'tits légumes, avec quelques pommes de terre au four.
MonsieurPère a pris des boulettes de viande au miel, donc, et paraît-il qu'elles étaient à tomber. Je sais pas, j'aime pas la viande.
DameMère a rien pris, coz' elle dit qu'elle ressemble à un Shockobon.
En dessert, donc, la farandole de dessert s'est offerte très gentiment à nous, composée d'une crème brûlée à tomber, d'un fromage blanc à la violette essquis, d'une gelée d'agrumes maluge*, et d'un fondant au chocolat avec sa crème anglaise à se damner.
    Un petit café pour faire passer le tout, évidemment, et là, avec le café, point de petit chocolat enveloppé, mais, dans un des verres de cantine, donc, une foultitude de mini pastilles au chocolat noir. DameMère et moi nous en sommes données à coeur joie. (Mon père avait prévu le coup du gâteau, et il s'est calmé, mais moi, je savais pas qu'il y avait un régal à la framboise, après... Enfin, c'est pas 6 pastilles qui vont faire du mal, vu la taille des pastilles! Non? Si....? Bon...Ben tant pis!)

   
    On me demande d'abréger, et de continuer à raconter. Je m'exécute. (Vous devez vous demandez qui, mais qui peut bien lui demander d'abréger, puisqu'elle habite seule, cette petite fille, la réponse est très simple, il s'agit de mon subconscient mêlé à mon inconscient, mâtinés d'un soupçon de savoir-vivre et de raison.)
 
     La Menthe, c'est vraiment un chouette endroit. Il faut vite y courir, parce que, vraiment, c'est bon, c'est simple, et c'est très agréable. C'est ouvert tous les jours le midi et le soir, sauf le dimanche, mais ça tombe bien, le dimanche, le hipness, c'est le brunch.
Et si vous voulez appeler pour réserver (ou pas, hein, vous pouvez vous pointer sans réserver, si vous avez l'âme aventurière), ben c'est le 04.72.56.05.01
Et c'est au 15, rue Mercière (c'est dans la partie pas encombrée des touristes japonais, c'est tout près de l'église St Nizier, et c'est en face d'un magasin génial où ils vendent des sucettes Pierrot Gourmand)

*Ma luge, car tout part de la liaison que l'on fait, comme toute personne qui parle bien, en disant" c'est exquis." Qui devient donc "c'est tessquis". Donc, c'est tes skis. D'où le "c'est maluge". C'est hilarant, n'est-il pas?
 
d2df614dfcf6231f72f42952e517a137.jpg
Je vous mets même la page du Petit Paumé (LE guide de Lyon)(Myrtille, j'en ai un pour toi, hein!), que j'ai scannée tout fraîchement pour vous!