09.06.2008
Le croûton qui m'a rendue sadique
Je sais, je sais, c'était bien charmant, par ici.
Mais, les bonnes choses ont une fin (spasme de la mort au niveau cardiaque?). Sauf qu'en fait, là, y'a pas fin, y'a juste mouvance du troupeau.
On me suit?
Zou, le nouveau, c'est par là!
Mais, les bonnes choses ont une fin (spasme de la mort au niveau cardiaque?). Sauf qu'en fait, là, y'a pas fin, y'a juste mouvance du troupeau.
On me suit?
Zou, le nouveau, c'est par là!
_______________________________
Parfois, je me prends à m'asseoir sur mon canapé, et à réfléchir. Parce que la lumière est tellement mauvaise chez moi, à cet endroit précis, qu'en fait, je peux rien faire d'autre. Du coup, je réfléchis.
Et je me rends compte de plein de petits trucs, qui dérangent.
Par exemple, je suis persuadée que, quelque part, quand j'étais petite, j'ai subi un choc technique, qui fait qu'aujourd'hui, j'ai des bugs avec la bouffe.
Oui, c'est dit. En même temps, je suis une fille, c'est donc relativement normal, je crois d'avoir une relation anormale avec la nourriture.
Enfin bref, je vais pas causer troubles du comportement, c'est carrément pas mon rayon, et en plus, j'ai pas envie de dériver sur un sujet qui a tendance a déraper.
Et j'ai dit que y'a que sur mon canapé, que je réfléchis.
Donc, en fait, j'ai remonté mes souvenirs, et j'ai trouvé la faille. Et en fait, c'est pas tant avec le manger que j'ai du souci à me faire, c'est surtout avec ma nature propre.
En fait, je suis ni plus ni moins qu'une sorcière, avec verrue, et balai. La totale.
Mais prenons un exemple probant, démontrant à la fois que je suis aigrie du repas, et qu'en plus, je ne suis que vilénie et atrocité.
Quand j'étais petite, DameMère, l'illustre, n'a jamais, oh grand jamais, consenti à me refiler le quignon de pain, en sortant de la boulangerie.
J'ai eu beau utiliser tous les subterfuges possibles, inventables, et inventés, mais que nenni, jamais, elle a voulu.
J'ai proposé un nombre incalculable de fois d'aller moi-même acheter le pain (et laissez-moi vous dire qu'à sept an et des miettes, une gamine qui propose d'aller chercher le pain, c'est rare, il faut en profiter) (passé huit ans, je l'ai plus fait, faut pas pousser non plus, je suis pas la bonne), et même, je rendais la monnaie, mais jamais je pouvais croquer dedans, rapport que j'avais toujours la recommendation de revenir fissa les culottes, la baguétt' franessaiss' ENTIERE sinon ça va fesser quelque part.
Et comme j'étais méga obéissante, à mon âge, telle une idiote, j'obéissais.
Quelle tagliatelle, quand même.
Et en grandissant, Dieu me tripote, j'y ai plus pensé.
Le premier jour où j'ai fait du baby-sitting (premier d'une looooooooongue série assez abominable, quand on y repense), je suis allée acheter le pain, avec la mini-pouce que je gardais.
La honte, c'est elle qui m'a guidée dans la ville. J'étais partie pour aller à la déchetterie. (Mais on m'a dit que tu tournes à gauche juste après le feu, mais en fait, y'avait deux feux, donc j'ai dû perdre un peu le compte, à force. Pis la gamine arrêtait pas de me tanner, pour que je la prenne dans mes bras, aussi.)
Bref, on s'éloigne du pain, sujet principal de la journée.
Donc, quand j'ai pris la baguette dans mes mains, il se trouve que la gamine m'a demandé de croquer dedans.
Non, que je lui ait dit, rapport qu'on va bientôt manger, et que j'ai pas envie d'avoir fait cuire les spaghettis pour rien, merci, c'est déjà suffisament éprouvant comme ça pour avoir à les balancer après.
Et vous savez quoi?
Ca a été super, comme moment. Ouais, genre je refourgue TOUS mes démons sur quelqu'un d'autre. Limite, je dirais même que ça en a été jouissif, mais quand même, on va pas exagérer.
Et on est rentrées, elle, toute tristoune de pas avoir eu son croûton, et moi, ravie d'avoir expérimenté mes idées sur la question éducative de l'enfant.
Sauf qu'arrivés à mi-chemin, j'ai pas résisté, et on s'est enfilé la moitié de la baguette.
Parce que, merde, moi, j'en voulais, du pain frais.
C'est comme ça que ça devient capricieux? m'en fous, c'est pas ma gosse.
Et je me rends compte de plein de petits trucs, qui dérangent.
Par exemple, je suis persuadée que, quelque part, quand j'étais petite, j'ai subi un choc technique, qui fait qu'aujourd'hui, j'ai des bugs avec la bouffe.
Oui, c'est dit. En même temps, je suis une fille, c'est donc relativement normal, je crois d'avoir une relation anormale avec la nourriture.
Enfin bref, je vais pas causer troubles du comportement, c'est carrément pas mon rayon, et en plus, j'ai pas envie de dériver sur un sujet qui a tendance a déraper.
Et j'ai dit que y'a que sur mon canapé, que je réfléchis.
Donc, en fait, j'ai remonté mes souvenirs, et j'ai trouvé la faille. Et en fait, c'est pas tant avec le manger que j'ai du souci à me faire, c'est surtout avec ma nature propre.
En fait, je suis ni plus ni moins qu'une sorcière, avec verrue, et balai. La totale.

En vrai, je suis pas tout à fait comme ça, j'ai les yeux marrons...
Mais prenons un exemple probant, démontrant à la fois que je suis aigrie du repas, et qu'en plus, je ne suis que vilénie et atrocité.
Quand j'étais petite, DameMère, l'illustre, n'a jamais, oh grand jamais, consenti à me refiler le quignon de pain, en sortant de la boulangerie.
J'ai eu beau utiliser tous les subterfuges possibles, inventables, et inventés, mais que nenni, jamais, elle a voulu.
J'ai proposé un nombre incalculable de fois d'aller moi-même acheter le pain (et laissez-moi vous dire qu'à sept an et des miettes, une gamine qui propose d'aller chercher le pain, c'est rare, il faut en profiter) (passé huit ans, je l'ai plus fait, faut pas pousser non plus, je suis pas la bonne), et même, je rendais la monnaie, mais jamais je pouvais croquer dedans, rapport que j'avais toujours la recommendation de revenir fissa les culottes, la baguétt' franessaiss' ENTIERE sinon ça va fesser quelque part.
Et comme j'étais méga obéissante, à mon âge, telle une idiote, j'obéissais.
Quelle tagliatelle, quand même.

Et en grandissant, Dieu me tripote, j'y ai plus pensé.
Le premier jour où j'ai fait du baby-sitting (premier d'une looooooooongue série assez abominable, quand on y repense), je suis allée acheter le pain, avec la mini-pouce que je gardais.
La honte, c'est elle qui m'a guidée dans la ville. J'étais partie pour aller à la déchetterie. (Mais on m'a dit que tu tournes à gauche juste après le feu, mais en fait, y'avait deux feux, donc j'ai dû perdre un peu le compte, à force. Pis la gamine arrêtait pas de me tanner, pour que je la prenne dans mes bras, aussi.)
Bref, on s'éloigne du pain, sujet principal de la journée.
Donc, quand j'ai pris la baguette dans mes mains, il se trouve que la gamine m'a demandé de croquer dedans.
Non, que je lui ait dit, rapport qu'on va bientôt manger, et que j'ai pas envie d'avoir fait cuire les spaghettis pour rien, merci, c'est déjà suffisament éprouvant comme ça pour avoir à les balancer après.
Et vous savez quoi?
Ca a été super, comme moment. Ouais, genre je refourgue TOUS mes démons sur quelqu'un d'autre. Limite, je dirais même que ça en a été jouissif, mais quand même, on va pas exagérer.
Et on est rentrées, elle, toute tristoune de pas avoir eu son croûton, et moi, ravie d'avoir expérimenté mes idées sur la question éducative de l'enfant.
Sauf qu'arrivés à mi-chemin, j'ai pas résisté, et on s'est enfilé la moitié de la baguette.
Parce que, merde, moi, j'en voulais, du pain frais.
C'est comme ça que ça devient capricieux? m'en fous, c'est pas ma gosse.
23:50 Publié dans Augmentation du volume cortexien, Culinarité et inventions, Egocentrisme et auto-centralité, Gamineries et divertissements en farandole, Mine de rien, intelligence, y'a., Mon cortex s'enflamme | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : pain, baguette, éducation, baby sitting, enfants, blabla de fille









