28.10.2007

La folie du neuf?

    J'ai un souci avec le neuf, décidément. Non, pas le neuf, le numéro, mais le statut des choses.

    Oui, évidemment, j'aime acheter. Qui n'aime pas ça? Citez moi une seule personne qui n'aime pas, hein?
Mon père, me souffle-t-on.... Moui, quand je l'entends me répliquer "mais à quoi ça te sert, bord*l, d'avoir plusieurs paires de chaussures puisque tu ne peux en porter qu'une à la fois, hein?" (j'ai d'ailleurs jamais réussi à lui répondre un truc intelligent, si vous avez une idée, dites-le moi, s'il vous plaît, ça m'aiderai beaucoup.) bon, quand je l'entends me dire ça, je me dis que, lui, n'est vraiment, mais alors vraiment pas matérialiste.
Bon, ça vient peut-être de l'éducation, hein, sans doute, même, puisque j'ai eu ce qu'on peut appeler une enfance, pas dorée, non, quand même, mais on va dire, "plaquée doré"? Bon, j'ai eu une enfance chouette, quoi qu'il en soit, et je pense que le fait d'avoir une DameMère relativement ouverte question porte-feuille, ça n'a pas aidé MonsieurGéniteur à me pousser dans le droit chemin des voies spirituelles du non-achat.
Ouais, j'ai été pourrie gâtée, ça, c'est dit. Mais attention, hein, MiniSoeur et MonsieurFrère aussi, pas de jaloux.
Enfin, mon problème, c'est que j'aime trop le neuf. Je sais pas si ça fait ça à tout le monde, puisque je ne suis pas à la place de tout le monde (d'ailleurs, ça me donne des idées...) mais quand j'ai quelque chose de neuf, il peut se passer environ 2 ans avant que je me décide à l'utiliser.

Passons à la pratique, maintenant que nous avons balisé le chemin théorique.

    Quand j'étais gamine, on m'a offert une fois une paire de jean.
Enfin, un jean, mais comme on a deux jambes, j'aime assez le concept de dire une paire de jean, et comme je suis très conceptuelle, comme fille, ben je conceptionne, et voilà. Donc on m'a offert une paire de jean, je m'en souviens encore, c'était un jean bleu clair, Benetton, même que, avec des petites fleurs cousues sur les poches.
Ce jean, je l'aimais tellement.... tellement, que je ne l'ai mis qu'une fois, un an après qu'on me l'a offert, et pour me rendre compte que, damned, a 9 ans, on grandi super vite, même moi, et que quelque chose qu'on m'offre quand j'en ai 9, ben a 10 ans, ça me va déjà plus. Mais sur l'étagère, il était très beau.
Et sur MiniSoeur, aussi.

    Un peu plus tard, j'ai gagné un kit de pâte à sel, grâce à un super concours d'Astrapi.
Comme toute gamine bien sous tous rapports, j'étais abonnée à Astrapi, coz' c'est une revue qui parle de tout, et qui a le mérite de paraître une fois par semaine, donc j'étais pas trop chiante une fois par semaine, quand je recevais le-dit numéro.
Bon, bref, j'ai gagné un super kit de pâte à sel, puisque j'étais über-bricoleuse comme gamine. Vous me croirez si vous voulez, hein, mais à la base, la pâte à sel, c'est quand même pas très très dur à faire, il suffit d'avoir de la farine, du sel et de l'eau dans une maison, et c'est, en général, des choses qui se trouvent assez facilement, vous en conviendrez. J'aurais donc pû, aisément, utiliser toute la préparation du kit, et ensuite, seulement ensuite, en refaire, non? Et ben non. j'ai gardé intacte TOUTE la préparation, qui a, évidemment, pourri au bout de trois mois laissée à l'humidité, pour en faire moi-même, des fois que, je sais pas, moi, mais un jour je doive aller sur une île déserte, sans farine, sans sel, et sans eau, et que je ne puisse emporter que ce kit, et donc, je serais sauvée, puisque je pourrais faire de la pâte à sel quand même?
Va savoir.

    Enfin, toujours est-il que cette curieuse maladie n'est pas guérie, puisque, pas plus tard que tout à l'heure, en rangeant mon appart', j'ai trouvé tout ceci :
 
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 Pas moins de 16 carnets, tous achetés dans les 2 dernières années.
 
 
Oh, bien sûr, avec une utilisation précise, et prévue, surtout, pour chacun :
Il y a celui que DameMère m'a acheté pour les cours, il y a celui que j'ai acheté en Espagne-parce-que-les-réglures-ne-sont-pas-seyes-et-que-j'adore-ça-et-qu'on-en-trouve-pas-en-France, il y a celui que j'ai acheté à l'aéroport, pour raconter un voyage (mais qui finalement, se trouve raconté sur des feuilles volantes, parce que j'oublie systématiquement le-dit carnet (acte manqué?)), il y a celui que j'ai acheté pour coller dedans toutes les jolies images que je découpe (les images sont sur des feuilles, dans un classeur, c'est bien plus pratique), il y a aussi celui que j'ai shoppé en arrivant à Lyon, dans l'espoir d'écrire dessus les bonnes adresses, et tout le tra la la. Il est vide. Les bonnes adresses sont dans le Ptit Paumé.
Bref, tout ça pour dire qu'aucun, je dit bien aucun de ces carnets n'est utilisé.
Et que j'aime ça. Les voir neufs, vierges, tout beaux.
Et je sais aussi que, demain, si je trouve un joli carnet, je vais l'acheter. Même si j'en ai déjà 17 (oui, en fait, je viens de m'apercevoir qu'il en manque un, mais que celui qui manque, il est dans mon sac à main ,et que donc, il est utilisé, celui-là.)

    Vous pourriez me rétorquer que j'ai un problème avec les carnets, tout simplement. Ouais. sauf que non. Les perles, c'est pareil. Les stylos, aussi. Les élastiques à cheveux aussi. Les échantillons, idem.
Cruelle vie, n'est-il pas? Enfin, j'ai quand même réussi à me soigner au niveau vestimentaire. Curieusement, là, c'est tout l'inverse, je dois me retenir de ne pas dormir avec mes nouveaux habits, en général....

Je suis un cas isolé, ou bien....?

PS : oui, oui, ça va, les photos du shopping arrivent, je suis en train de flouer ma trombine, voilà tout!
re-PS : Frieda, oui, mon bureau est rangé, encore une fois, mais j'ai précisé que je rangeais, justement.