06.05.2008
l'Everest, ou le sommet de l'inutile
Jugez plutôt.
Lundi avant-dernier, comme un lundi ordinaire, sauf que j'étais en vacances, et ça, ça a pas de prix, même si le fait d'être en vacances n'entre en rien en ligne de compte pour la suite des événements.
Lundi, donc, je me dirige vers ma boîte aux lettres, telle une furie, ou presque, pour récupérer mon Elle.
Elle, qui, entre parenthèse, est un de mes derniers numéros de l'abonnement, et que je me tâte gravement pour me réabonner ou pas, en ce moment, elle ou ne pas elle, telle serait ma préoccupation majoritaire.
Ca, et comment faire comprendre à mon marchand d'oranges que je viens pas lui acheter tous les jours des fruits juste pour le plaisir. Mais nous y reviendrons.
Je disais donc, Elle, donc.
Donc, Elle.
Elle qui, en page première nous annonce qu'elle va nous aider à shopper sur Internet, des fois qu'on aurait besoin d'aide, sait-ton jamais, c'est pas comme si la blogo était sur internet, donc que tout le monde a à peu près en tête tous les sites possibles et imaginable spour shopper.
Je me suis même crée un compte sur Tesco.com pour acheter des trucs supers anglais. Oui, des cookies, and so what, j'ai envie de dire.
Sauf que là, je me suis dit que ma bonne fille, n'étant pas crédule à fond, tu vas quand même aller vérifier par toi-même que les sites que Elle te propose sont dignes de toi-même.
Là où on atteint des sommets c'est que, même si je les connaissais déjà tous à peu près par coeur, et qu'ils figurent tous dans mon marque-page "la mode, la mode, la mode", sous catégorisés "pièges à Coquette Bebelle", je me suis mis en tête d'aller découvrir du nouveau.
Sauf que, quand on a écumé tous les sites en long, en large, en travers, même en axonométrie et en perspective, voilà la catégorie dans laquelle on se retrouve à s'extasier.
Oui.

Pas n'importe lequel, puisque celui-ci coûte au bas mot un bras et trois reins (oui), à savoir 70 dollars. Bon, je vous rassure, il est soldé, on peut l'avoir pour 42 dollars seulement. Et avec le cours du dollar, actuellement, ça serait vraiment, mais vraiment dommage de ne pas en profiter.
Chez Bluefly.com
Ainsi que du cache-oreilles, que l'on paye 38 dollars, grâce à la remise de 40% sur le prix original.

Donc, aujourd'hui, je remercie de vive voix Elle, qui m'aura permis de trouver du joli bandeau, qu'aujourd'hui personne, à part ma concierge met. Et moi, mais juste au moment de m'asperger le visage de mousse nettoyante. Soit uniquement quelques vingt-quatre minutes et trois secondes, les bons jours. Trente six secondes les mauvais. Ce sui est peu, pour un bandeau payé 42 dollars, nous en conviendrons.
03.05.2008
Ce soir, je boude.
J'ai envie de rien du tout, à part peut-être deux-trois petites chosettes, mais trois fois rien, hein.
Juste, par exemple, un paquet de BN à la vanille. Que jamais je trouve. Qui pourront cependant être remplacés par un paquet de Pepito roulés, parce que c'est bon aussi.
Je dis ça, je dis rien, je dis des bêtises en barre, parce qu'en fait, la seule chose dont j'aie réellement envie, ce soir, c'est bien un bisou.
Ouais, j'ai dit, je fais du boudin. Et quand je fais du boudin, quand j'ai décidé que j'allais faire du boudin, ben ça marche, en général, et j'arrive fort bien à être boudinée.
Et pour me réconforter, y'aura vraiment qu'une chose qui pourra marcher.
C'est ça.

Ouais.
Hello Kitty, une chouette peluche, immense, géante, pour me blottir dedans, même si il fait dans les trente huit degrés dehors, m'en fiche.
J'ai dit, je fais du boudin, faut pas me contrarier, merci.
Juste, vous me la faites livrer au 6ème, hein. Sinon, je vais faire du boudin encore plus.
Bonne nuit.
En vrai, j'ai plutôt envie de ça...

Une chouette robette Nina Ricci, qui est présente et disponible pour toute une chacune qui désirerait me rendre la soirée plus belle, sur net-à-porter, catégorie "Clothing", puis "Dresses", et enfin, dans "Coktail and Party".
Elle est toute douce (je crois),en organza (ça, je le sais, c'est écrit, et pareil dans les deux idiomes)(le reste étant en anglais sur le site, j'ai du mal, sauf avec le V-neck), et sur la photo, elle est portée avec une pochette Chloé (que je veux bien aussi), des chaussures Guiseppe Zanotti (que je ne dis pas non à elles non plus), ainsi qu'un bracelet Tom BInns (que je connais ni de Gouda ni d'Edam, mais dont je veux bien la création poignesque aussi)
Et moi, je vais au lit. Finir mon boudin.
28.04.2008
Jouissance extrême de bas étage
Je sais pas si ça vous le fait aussi, ce sentiment étrange, cette chose assez jouissive qui fait que, quand on obtient quelque chose depuis au moins, je sais pas, mais longtemps, et ben quand on l'a, en vrai, pour de bon, cette sensation, ce sentiment délicieux quoi.
Si j'osais, je comparerais ça à la sensation ôh combien délicieuse d'aller faire pipi quand on s'est retenue environ deux heures.
Bon, ben là, c'est du même accabit.
C'est une récompense, en fait.
Parce que j'ai regardé, je ne me suis pas jetée dessus, j'ai limite fait une étude socio-psycho-sémanto-physiologique, à l'instar de mon fabuleux géniteur, qui compulse activement la revue Que Choisir pour l'huile d'olive (et donc, la meilleure, c'est celle qui vient de la campagne qu'a un oiseau rouge et vert comme logo), et donc, après avoir beaucoup réfléchi, ma décision était prise.
Alors, je sais, c'est pas bien, rapport que l'objet du délit a dû être confectionné dans des conditions assez déplorables pour les droits des enfants.
Mais soyons honnêtes, je n'ai jamais eu de souci éthique pour ça, j'ai honte, oui, peut-être, non, peut-être pas, alors je vais pas faire juste semblant, aujourd'hui.
(mais je donne régulièrement à Handicap International, suis-je pardonnée?)
Bref, tout ça, mais zut, bordel à queue, on s'en fiche, on veut le vrai, le réel, le substantif, le véridique.

Version je me suffit à moi-même, je suis un combishort, bordel à queue, point besoin de fioritures.
La voilà, la belle bête.
Je parle du tissu qui enveloppe mes cuisses lestées dorénavant de moshis, de glace, et de muffins au chocolat, pas la personne qui supporte ces cuisses.
Le combishort.
Ze one, ze iounique in ze ouorlde.

Version je ne suis pas effrontée, je mets du ticheurt dessous.
L'est pas beau, mon nouvel amant?
Il a intérêt, vu les sueurs froides qu'il m'en a coûté, entre des essais, valise et carton à dessin dans la cabine, parce que, punaise, les vendeuses parisiennes, bonjour la sympathie (encore un lieu commun, je sais), entre des non approvisionnements en 32, 34 ET 36 (pour faire mon choix tranquillement), et entre des fermetures éclairs défaillantes (et sur un combishort qui n'a de fermeture que celle-là, j'ai évité de succomber directement, me disant que je réparerais ce souci.... J'ai bien fait, je crois)

Et enfin, version je veux pas être un sac, je mets une ceinture.
Donc, maintenant, je pose la question : qui qu'à besoin de repeindre son appart', j'ai la tenue appropriée!
(Le premier qui me sort que j'ai des jambes blanches, je lui balance un épilateur à la tronche, que ce soit clair, on m'a proposé un ôte-poil, pas un color-gambette.)
Petit edit, car je suis un boulet en puissance : le combishort (ou la, suivant qu'on soit pro-il ou pro-elle) vient de chez Gap, et coûte 59,90. Sauf si vous aviez profité, comme votre serviteuse, des 30% gracieusement offerts par la maison.
23:16 Publié dans Là où je consomme..., Là où je m'habille..., Là où je parle pour ne rien dire..., Là où je suis glamour | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : combishort, gap, ceinture, bleu, t-shirt, accomplissement, blabla de fille
27.04.2008
Au poil, ma gambette
Quand je l'ai reçu, la veille de partir à Hambourg, j'avoue que la sueur a commencé à perler (mais délicatement, même ma sueur reste divine), mais que, comme je m'en allais, je ne pouvais décemment pas tester la chose comme ça, sans préparation aucune.
Merci, mais j'avais quand même l'intention d'être belle de partout, si c'est pour avoir de la plaque rouge qui picote la gambette, ça va aller.
Donc, j'ai posé, j'ai dit merci au facteur, et je suis repartie faire ma valise.
Mais, en arrivant, je l'ai retrouvé. Et là, plus moyen de reculer, je me suis engagée, je vais jusqu'au bout.
Oui, on peut compter sur moi.
Bref, lundi dernier*, donc, je me suis installée, dents serrées, épilateur dans une main, notice dans l'autre (juste pour vérifier que c'était pas contre-indiqué contre un quelconque style de jambe qui qualifierait les miennes)(mais non, je pouvais y aller, sans problème)(bien vrai?)(Oui, on te dit, bordel)(Bon, bon, bon...).
1er épilateur multi-directions, qui assure une épilation plus rapide et plus douce, qu'ils disent.
Je suis super naïve, comme nana, donc je crois.

N'est-il pas divinement sexy, de prime abord?
Bref, comme il s'appelle Wet&Dry, j'en conclus qu'il peut s'utiliser sous l'eau. Ce qui, après vérification, se révèle vrai.**
Même que, comme il est écrit sur la brochure, les disques créent de la mousse en tournant, ce qui permet de saisir et d'enlever les poils plus facilement.
Verdict?
Ben, c'est vrai.
A la base, ma jambe n'a été habituée qu'au rasoir, parce que j'ai jamais eu le courage de poser de la cire sur ma jambe, je pense que je serais capable de laisser le truc sur la jambe la journée entière de peur d'avoir mal.
Mais alors là.
J'ai presque pas crié. Non, même pas.
En revanche, j'ai juste testé la solidité de ma porte de douche, en même temps, parce que, en passant sous le genou, quand même, j'ai eu mal. Et comme j'étais assise sur le rebord de la douche, je me suis agrippée à la première chose qui venait. La porte de douche, donc. Qui est restée dans mes mains.

Photo issue de la brochure, n'ayant moi-même pas encore developpé des dons de photographe.
Mis à part ça, cet épilateur est vraiment bien, la preuve, Elsa me l'a embarqué, et qu'il a fait le tour des jambes de la blogo lyonnaise.
Y'a juste Myrtille qu'a pas testé la chose, je sais pas, elle avait peut-être pas piscine le lendemain, elle.
Bien sûr que OUI, on l'a nettoyé à chaque fois, qu'est ce que vous croyez?!

Et voilà, de près, sans poils.
* Oui, je suis absolument en décalage niveau écriture de billet-temps réel, mais j'ai une inspiration débordante, en ce moment. Je vous dis ça, vous verrez bien.
** Exprès pour Myrtille, qui se pose depuis un quart de vie la question : OUI, c'est réellement plus efficace, même qu'ils disent dans la brochure de com' que "quand la peau est humid, elle devient plus souple et elastique, ce qui minimise les dommages cutanés", même que.
Petits détails pratico-utiles, quand on veut s'armer de patience pour choisir son épilateur :
- soit on a la version 2 têtes ES2064, auquel cas, on aura une tête bras/jambes, et une tête maillot/aisselles (et la couleur, immonde, est champagne)
- soit, on a de la chance, on a le même que moi, la couleur est belle, blanc, et c'est la version 3 têtes ES2067, qui comporte une tête épilateur bras/jambes, une tête maillot/aisselles, ainsi qu'une tête de rasage/tondeuse.
(Je sais, là, je me la joue présentatrice du télé-achat.)
Bref, pour résumer, la merveille se trouve dans n'importe quelle boutique qui vend du petit electro-ménager, et la bête coûte environ 100 euros.
21:48 Publié dans Là où je consomme..., Là où je découvre..., Là où je suis glamour | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : épilateur, panasonic, wet&dry, poils, glamour
23.04.2008
Concentré de mots au 6ème ciel...
Et comme, ce matin, j'ai une folle envie de faire une grève du verbe conjugué, je livre la soirée d'hier en mots, juste en mots.
Et en photos.
Comme ça, toutes celles qui trouvent que, parfois, je sais pas marrêter, je leur prouve le contraire.
Si ma maîtresse de CP est pas contente que tout son enseignement soit parti à la poubelle, qu'elle se rassure cependant, je l'aimais beaucoup, elle mettait des pantalons écossais rouges.








PS : on s'excuse pour le reste de poils sur les têtes pivotantes de l'épilateur, LaFéeMumuseAvecLaBrosse s'en est lassée!
11:10 Publié dans Là où je consomme..., Là où je sociabilise..., Là où je suis glamour, Là où je suis un fin gourmet... | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : apéro, amitié, blabla de fille, gourmandise
11.04.2008
"De l'air, c'est juste une question de survie..."
Telle Icare, mais sans mes ailes de cire, et je vais tenter de pas m'approcher trop près du Soleil.
De toutes manière, du Soleil,y'en a pas.
Enfin, donc, je m'envole, vers la contrée teutonnienne, plus précisément, là:

Ce joli village est en fait la deuxième ville du pays, et représente même le premier port de la contrée.
Cette ville s'étend sur 755 kilomètres carrés, ce qui est, laissez-moi vous l'assurer, beaucoup. Et ce qui donne, à chaque habitant, un espace vital de 30 mètres carrés.
Ce qui est, à peu près, 30 fois plus que chez LaFéeDesTartines, un soir de folie.
Sur Wikimachin, on me dit même que la cité est reconnue pour sa vie nocturne, ainsi que culturative. Elle possède un quartier entièrement dédié à la nuit.
Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Ni à quoi m'attendre.
Toujours est-il que, donc, je m'envole, pour quelques petits jours de ressourçage intense, à base de sorties, de visites culturelles, de shopping, de miam-miam allemanesque, je l'espère, et de tant d'autre bonheur que je ne saurais citer.
Puisque je ne sais pas ce que l'avenir me réserve.
Dieu me préserve, j'espère que l'avion va nous déposer entiers.
J'ai par ailleurs pris connaissance de la taille du bagage imposé, et, étant donné qu'il est totalement ridicule, je songe fort à emporter juste un sac, vide, et à le remplir sur place.

- petia, je vous quitte, pour la semaine.
J'ai songé à programmer des billets, bien sûr, mais on va plutôt prendre ça comme un test envers moi-même*, et voir si j'arrive à faire une cure pendant cette semaine.
On n'est pas rendus.
- Petibé, j'ai un questionnement à vous soumettre.
Donc, comme je sèche mes macaronnades, ce ouikend, je me disais que j'allais en profiter. A Hambourg, doublement séduisant, comme affaire.
Donc, je m'en remets à vous, très chers amis, et si vous avez une adresse charmante à me mettre sous le coude, et sous la dent, je suis toute ouïë.
Où que c'est qu'on brunche, en teutonnie nordique?
* Ou comment ne pas avouer qu'en fait, j'ai été super-debordée, que j'ai même pas eu le temps de ranger mes chaussettes, donc de là à pondre une semaine de billets, là, comme ça...
** Oui, le titre, ça laisse à désirer. C'est les L5, by the way. Des fois que. On sait jamais.
J'ai le blues à portée de main...
J'ai plusieurs options qui s'offrent à moi.
- Soit, je me paye quelqu'un qui serait sur place, quand je le désire, mais qui soit muet, puisque j'aime pas trop parler le matin, et que j'apprécie avoir un brin d'indépendance.
Mais qui aurait le droit de causer, si c'est pour me raconter des blagues.
- Soit, je peux aussi me payer le uxe d'aller chez quelqu'un, tous les jours, ou quand je le voudrais.
Mais si il faut prendre rendez-vous, téléphoner, envoyer un fax ou autre calamité de prévoyance, je passe, non merci.
J'ai jamais été douée pour les plans.
Ni au 1/100ème, ni à trois, ni deux jours à l'avance.
Seuls pourront comprendre les architectes, les obsédés, ou bien les douées pour l'organisation. Ou les trois.
Mais bon. On s'en fiche. Pourquoi ne puis-je donc pas suivre le fil de mon idée jusqu'au bout?
Je disais donc, que ça ne peut plus durer.

Comment est-ce possible, qu'à mon âge, je sois tout simplement incapable de me vernir les ongles correctement? Passe encore, si je réussissais à les peinturlurer justement, au bout de deux essais.
Que nenni.
Aujourd'hui, pour cause de presque vacances (non, je ne suis pas franchement en vacances, mais mon dernier rendu avait lieu aujourd'hui, avant quelques semaines, donc je me sens libérée.)
Qui dit libérée dit enfin futilités, donc je me suis jetée sur le vernis. Et le dissolvant. Et le coton. Surtout le dissolvant, en fait.
Parce que ce n'est pas une, ni deux, ni trois, mais bien quatre tentatives, que j'ai dû opérer, avant de réussir, cahin-caha, à apposer la couleur sur mes doigts.
Et en plus, le résultat est franchement ridicule.
C'est autre chose que le Blue Satin sagement mis par Elsa. Mais Elsa, elle est partie conter fleurette avec le Pape, alors je dois me débrouiller par moi-même.
Quelle vie de chien.
Encore que je doute que les chiens se vernissent les ongles? Même si je suis sûre que ça serait seyant.
Enfin bref, toujours est-il que, si vous avez connaissance d'un quelconque cours de vernissage, je suis partante.

Vous pouvez apercevoir, derrière une cuillère servant à récupérer de l'avocat, mes mains, fraichement vernies de Bleu, donc, et opérant une activité à haute tendancedestructrice chez moi, la cuisine. mais avec élégance toujours.
Ou bien, on organise un atelier tartines-vernis.
04:02 Publié dans Là où je consomme..., Là où je parle de moi..., Là où je parle pour ne rien dire..., Là où je réfléchis..., Là où je suis glamour, Là où je suis une artiste | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : vernis à ongles, blabla de fille, glamour, chanel, blue satin
09.04.2008
Je suis une actrice - part one
Ouais.
J'ai passé un casting super génial, pour un film un peu moins super génial, mais même qu'y avait Victoria Abril et Gérard Lanvin dedans.
Bon, c'est vrai, j'ai raté le casting, mais ce jour-là, je m'en souviens précisément, DameMère m'avait vêtue d'un survêtement.
Rose. Forcément, je partais avec une grosse tare.
Quoiqu'il en soit, la dame, en appelant DameMère pour nous annoncer les résultats, lui a glissé quand même qu'elle avait trouvé que j'avais un fort potentiel, cette petite, il faudrait qu'elle persiste...
Comment elle l'a déniché, ça, je sais pas, parce que je n'avais eu qu'une phrase, qui, je m'en souviens encore, causait d'un certain Capitaine, d'un Cosmonaute et d'une invasion dans l'espace.
Avec toutes ces infos, vous pouvez même retrouver le film. Celle qui le trouve a gagné.

Non, la photo n'est pas issue du film en question. Je vais pas vous macher le travail non plus, hein?
Bref, donc, ma génitrice m'ayant répété ces mots, je me suis mise en tête de faire du théâtre.
Mon envie a été assouvie, quelques années plus tard, quand, en CM2, mon maître (dont je me souviens encore des cravates, super super fines et vertes.)(Mais mis à part ça, je suis absolument infoutue de me souvenir de qui c'est qu'a construit l'Eglise San Andrea....), bref, donc, mon maître, il a décidé de nous faire jouer une pièce de théâtre.
Devant TOUT le lycée. Enfin, en théorie.
Comme j'étais super populaire, dans ma classe, et que tout le monde m'adorait (comme quoi, c'est dans les gènes, tout ça), et ben tout le monde avait décidé que ce serait Bibi qui jouerait le personnage principal.
D'un ennui total, en fait.
La gosse s'appelait Mathilde (donc même pas un prénom rare, quoi) avait un frère, Jean-Yves de son prénom, et le-dit frère voulait pas jouer avec elle.
C'était ma première réplique, ça.
Dis, Jean-Yves, pourquoi tu veux pas jouer avec moi?
Ce à quoi il me rétorquait, avec un brillant sens de l'à-propos, que j'étais trop jeune.
Bon. Passons.
Ensuite, les deux gosses, finalement, ben ils jouent un peu ensemble, avec une poupée, et un ours, qui s'appelait Tiburce.
Ils partent sur un tapis volant, et ils atterrissent dans un forêt, où les arbres, ils font la gueule, parce que y'a cinq sorcières qu'ont volé un chaudron magique, et c'était ce chaudron qui leur donnait à manger.
Je sais pas trop ce qu'avait fumé l'auteur.
Et donc, on cherchait le chaudron, et c'était moi qui le trouvait, en plus, et puis on rentrait chez nous, à dos de tapis, toujours, et on se faisait gronder par la maman de la pièce, rapport que on faisait rien de notre journée, que rester sur un tapis à jouer avec une poupée.
Dingue.
Le truc extra, dans cette pièce, c'est que j'avais un costume génial. Oui, j'étais en pyjama. Même que j'avais eu le droit de changer de pyjama, au cours des différentes représentations.
Au nombre de deux.
Devant une assemblée réunissant, au moins, les parents, oncles, tantes, grand-parents, concierges et nounous.
Ce qui est déjà non négligeable. Surtout si l'on prend en compte la population qui peuplait ce lycée, bon, ben on se rend compte que des dénicheurs potentiels de talents, y'en avait.
Même que y'avait la fille du PDG de MacDo dans la classe de MonsieurFrère. Démentiel, capital même, comme brève du mercredi soir.
J'ai eu tellement le trac, qui j'en ai oublié une réplique, quelque peu capitale, puisque c'est celle qui montrait que je trouvait le chaudron.
Mais comme les arbres causaient, on a vite rétabli le tir.
Quelle improvisation, j'en suis encore toute stupéfaite, dis donc!
Bon. N'empêche, c'était absolument génial, et cette expérience m'a donné envie d'être une star, une actrice.
Expérience que j'ai renouvelée, en seconde.mais ça, ce sera pour une autre fois, parce que, cette fois-ci, j'avais un rôle encore plus élevé.
Dans tous les sens du terme.
PS :Je voulais trouver LA photo de moi, sur le tapis volant, une main qui gratte la tête, et une main posée sur mon pied, mais DameMère ne l'a point trouvée. Elle doit s'est subrepticement glissée quelque part dans mes papiers. Trop bien rangés.
23:39 Publié dans Là où je parle de moi..., Là où je parle pour ne rien dire..., Là où je suis glamour, Là où je suis une artiste | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, actrice, star, blabla de fille
26.03.2008
T'apas froid au séant?
Aujourd'hui, je suis face à face avec un problème d'ordre minime, quant à sa taille proprement dite, mais d'ordre monumental quant aux conséquences répercutées sur mon moi-je.
Ne s'agissant ni de rouleaux de papier trop petits, ni rien de cet acabit, il s'agit tout simplement d'un achat modeux cette fois-ci effectué il y a quelques temps.
Oui, pendant les soldes quoi.
Mais mieux vaut tard que jamais, j'ai envie de dire. Et comme j'ai une minuscule tendance à faire selon mes quatre envies, si je veux montrer un achat soldé en plein mois de mars, je le fais.
Après tout, il neige bien en ce moment, non?
Le souci étant le suivant.
J'ai complètement craqué sur ce bout de tissu. Bout, car, honnêtement, je suis fort consciente que la longueur de la chose affolerai ma grand-mère si elle me voyait accoutrée de la sorte.
En même temps, ma grand mère élève des poules.
Mais je l'aime, hein. ma grand mère, pas la poule, ni la robe. Enfin, si, la robe aussi, mais bon.
Soit.

Tunique, Promod, salomés, Galix
Je croyais qu'il fallait coucher pour avoir des notes brillantes, mais j'ai été bernée sur la marchandise, question éducation, je crois bien.
Ou alors, je la recycle, en genre, pagne? Ou en abat-jour?
Ou je la pose à côté des toilettes, pour avoir du truc tout doux à côté?
00:35 Publié dans Là où je consomme..., Là où je m'habille..., Là où je suis glamour | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, shopping, mode, tunique
10.03.2008
Reflexions enterrementesques
Samedi, je me baladais tranquillement dans les rues provinciales que composent ma ville, avec deux amies, quand soudain, une créature accoutrée bizarrement a surgi devant nous, en psalmodiant des inepties assez ridicules, du style disant que je suis la star des pipes.
Véridique.
Personnellement, même si c'est le cas, je ne clamerait pas ça sur les toits, mais enfin.
Non, moi, j'opterai plus pour une phrase beaucoup plus subtile, du style quelque chose qui dirair plus que je suis une déesse dans l'art de délocaliser la conversation.
Bref.
Mais cette vision m'a inspiré un commentaire, du style (là, je me souviens plus trop textuellement ce que j'ai dit, en fait, j'espère que vous m'en tiendrez pas rigueur), mais donc, du style "les filles, si je me marie, promettez-moi de JAMAIS me faire un truc du genre".
Oui, vous aurez compris que la nana n'était autre qu'une jeune fille qui vivait ainsi ses dernières heures. Ou pas, d'ailleurs, puisque les enterrements de vie de jeune fille, on les fait de plus en plus en avance.
Y'a plus de traditions, tout se perd.
Bon, mes douces amies sont montées immédiatement sur leurs grands chevaux (je dirais même des buffles, vu la vitesse et la grandeur de leur désopinion), me disant que oh, attends, tu vas pas commencer à faire chier ton monde, tu te maries, t'assumes.
Bon, non, c'était pas tout à fait ça, en fait. Elles ont juste rétorqué qu'au contraire, elles, elles VOULAIENT un truc du genre.
Genre quoi, j'ai envie de vous demander. Genre humiliant? C'est ça, le propre de la journée? Se faire humilier?
Bon, c'est l'interrogation que je leur ai soumis ensuite.
Telles deux féministes accomplies, elles m'ont rétorqué que attends, c'est pas humiliant, t'as rien pigé ma pauv' fille, c'est tout le fun de l'histoire, tu vois, montrer à toute la terre que tu te maries, c'est tellement génial.
Personnellement, en admettant qu'un jour je me marie*, je le ferais pour moi, pas pour que la terre entière le sache.
Et, quand bien même ça me botterait le cul les fesses que la planète entière le sache, de deux choses l'une, soit j'envoie genre un SMS au New York Times qui se chargera de l'affaire (puisque je serais une influente, plus tard)(influente dans quel domaine, voilà juste le détail à régler), soit je décide de ne plus vivre que la main gauche en l'air, pour montrer le splendide diamant qui m'aura été offert à l'occasion.
Dont acte.

Chanel Joaillerie, collection Comète.
Non, plus sérieusement, mon enterrement de vie de jeune fille, je le vois vraiment comme une journée entre amies, avec brunch au champagne, massages-spa-hammam, shopping, dîner arrosé (je vous laisse même le choix du lieu. Sachant bien sûr que le Pré Catelan me tente au plus haut point, tout comme Ze Kitchen Galerie) et bal masqué ohé ohé.
Vous voilà prévenu(e).
J'exige juste des macarons. Et du champagne, mais ça, c'est tellement une évidence qui coule d'eau claire, que bon.
Ah, oui, et aussi, je veux pas plus de dix personnes, après c'est super chiant, rien que pour dire bonjour, faut se taper vingt bises, merci bien.
* Oui, parce que, ça, c'est un point que je pourrais développer sur environ six cent sept pages, mais à la base, je suis pas franchement pour le mariage, donc si je me marie, c'est juste pour la fête qui va avec.
Et donc, le champagne. Et la pièce montée de macarons.
PS qui a son importance : plus ça va, plus je me rends compte que j'ai pris toute une cargaison de tics d'écriture chez les unes, chez els autres. Donc je vais pas copyright-citer le truc, ni rien, mais bon, j'avoue, je m'inspire de ci de là!










