27.11.2008

New York, New York. (comme dans la chanson)

Hier, j'ai décidé de partir à Niou Yourk.

Enfin, pas exactement, j'ai pris des sentiers raccourcis, pour finir par la conclusion.
Je trouve qu'on perd bien trop de temps en introductions et développements inutiles, alors qu'une simple phrase peut résumer tellement bien une idée.

Donc, j'ai décidé de partir à Niou Yourk, rapport que l'aîné de la fratrie familiale a décidé, lui aussi, de poser la malle à vêtements quelques six petits mois outre-Atlantique.
Le petit, quand il m'a appris ça, il avait la lippe tellement jouasse que j'ai pas pu m'empêcher de le congratuler à base de gigue dansante ultra-joyeuse, rapport que, bordel, il l'attendait d'arpion ferme, ce truc.

Donc. Post-ébrouement du popotin passé, je me décide à causer mit familiaux de l'éventuelle possibilité de le rejoindre, passer les fêtes de la Nativité du gus en culotte courte là-bas.
Après moults et moults tergiversions (en vrai, non, mais c'est pour faire que j'ai pas toujours tout déjà cuisiné dans la bouche)(sinon on va dire que bordel comme je suis gâtée comme gamine, c'est pas possible ça), et après une phase de chantage face aux concepteurs de ma personne, le tout soulignée par l'aide précieuse de MiniSoeur, en mode si on y va pas, on contacte Enfance&Partage, pour demander un billet d'avion rapport qu'on part jamais en vacances.

J'ai juste précise que c'était un peu exagéré, ça, mais MiniSoeur a rarement la trouille face à des arguments de taille, et nous avons donc été chercher le numéro dans l'annuaire.

Sans doute que la vue des Pages Jaunes entre nos mains a fini par effrayer la parentalité, puisqu'ils ont dit qu'on verra.
D'ordinaire, quand on va voir, on voit rarement, au final, mais là, vu l'orientation des commissures des lèvres des deux êtres supérieurs, on a vite pigé que c'était bon, et qu'à Noël, on aurait droit à avoir du bagel au cream cheese.

Le tout, sous le sapin de Rockefeller Center.

En dégustant du pigeon farci aux morilles. Parce que j'ai jamais goûté le pigeon farci aux morilles, qu'il doit bien y avoir du pigeon farci aux morilles là-bas, et que, comme je suis non plus jamais allée à New York, et ben il faut faire d'un caillou deux torgnioles, et que je devrais en profiter pour faire plein de choses que j'ai jamais faites.
D'où le pigeon farci aux morilles.

Une fois que le oui a fusé, tel Ariane, et que MiniSoeur et moi avons entamé une sarabande de remerciement, mit offrandes aux géniteurs et tout ça (un peu par écran interposé, la MiniSoeur étant à quelques lieues de mon domicile)(mais on fait comme si, pour l'histoire), bref, une fois le oui fusant, donc, la question du billet d'avion a retenti dans les esprits.

Grand moment, les amis, grand moment.
(Mais ça sera pour demain. Parce que là, j'ai un miroir à fixer)

(Bordel comme c'est chaud la chataîgne, de trouver de l'illustration sans Statue de la Liberté)

29.06.2008

Le meilleur régime de l'été

Suite à un délire assez chiant à mettre en place, et pour des raisons idépendantes de la volonté de tout le monde, mais qui, par la force du grand Manitou de la vie, font que, je vais devoir publier mes billets ici et là-bas.
Mais on est d'accord que c'est là-bas que ça se passe.

Et pour ceux qui ont atterri ici grâce à leur Netvibes clignotant que Camille a mis du nouveau billet en ligne, c'est bien que vous avez pas fait votre job de remettage de liens à jour.

Donc, on s'empresse de le faire, et on va lire là-bas, je répète, on va lire là-bas.

Merci de votre compréhension, et à bientôt sur nos ligne.

... 

 

J'ai une amie, la délicieuse enfant, qu'est tellement naïve, et qu'a un sens de l'humour, de l'ironie, et de l'auto-dérision tellement personnels, que ça en devient rudement difficile à la suivre, parfois.

Oui, il s'agit toujours de Germaine. Elle a mille et un travers dans sa personne, c'est tout à fait charmant.

Là où on va juste se calmer sur nos grands poneys lancés au triple trot enlevé, et cadencé, c'est que, grâce à une supercherie pas vraiment super, si on réfléchit sept fois avant de tourner sa langue, c'est que, Germaine sait lire, Germaine a internet, et Germaine, par un truchement du hasard absolument pas prémédité (encore heureux, j'ai envie de dire)(parce que je suis pas encore ni suicidaire ni ermite)(non), Germaine, donc, a été quelque peu irritée de l'article a son sujet.
Le prénom Germaine ne lui convenant pas.

J'aurais bien pensé à en changer, mais je vous impose déjà un exercice mental assez compliqué, en vous proposant le changement inter-cérébral du prénom, qu'on va en rester là si vous le voulez bien.

Bref.
Revenons à nos petites brebis égarées. (Les garces)(Qui qui va devoir courir après elles, dans le pré, pour les empêcher de monter là-haut dans la montagne se faire bouffer par Monsieur Seguin?)(Qui, hein?)(Pas moi, toujours)

Donc, je disais, Germaine a mille et un travers au dedans d'elle-même, que c'en est captivament charmant.

Exemple, trié sur la persienne
.

Dialogue entre votre serviteuse et son amie, attablées, autour d'une tasse de café, en attendant que vienne l'heure de quitter la salle de cours.*

didascalie une
, en italique siouplait : Camille, vôtre, bouche en coeur, pieds posés à plat, main droite dans les cheveux, main gauche s'essayant au tournage de stylo dans le sens des aiguilles d'une montre. S'adressant à ses amies, dont Germaine. Ca vous dit pas, un resto, demain midi, dites voir, un peu? C'est pas que j'en ai ras-le-gavroche de me fader la cantine de merde que presque j'en rêve la nuit, mais quasi. Je propose donc à nos estomac un p'tit chinois de derrière les sarments, que disent vos écoutilles?

didascalie deux, toujours en italique : Germaine, levant les yeux du plan qu'elle s'applique à finir. Grâce lui soit rendue, elle, au moins, elle bosse. Nan, j'peux pas, j'suis au régime. Et le chinois, je sais bien, je peux choisir de manger que du ravioli à la vapeur, mais j'ai l'impression d'être une aïeule sans dentier, quand je mange du truc mou comme ça.

End of the discussion.

Dieu soit en location, le cours vient quand même à terminer. (à ce sujet, qui a préconisé une durée de cours aussi longue, alors que le temps de faire l'appel ne prend qu'au bas mot soixante dix huit secondes?)

L'heure de se restaurer dignement au superbe restaurant est arrivée. Ça s'appelle restaurant, c'est juste pour pas dire cantine. Ni self-service. Ça fait galvaudé et pas réellement classe. Même si c'est la vérité.

Dis....Je croyais que t'étais au régime?! (ça, c'était de moi, cette phrase perfide à souhait, censée lui rappeler, que, bordel à queue, si on refuse une invit' au resto, c'est pas pour du vide.)

Ben oui.
Elle avait deux assiettes de frites.**


* la scène se passe dans un de ces temps reculés où j'avais cours.
** Après conversation, suite à une remarque assez pertinente de moi-même, face à mon interloquation, il est apparu évident qu'elle ne suit un régime que le soir. Au temps pour moi.
Et toutes mes confuses.

26.06.2008

La terrible question de l'abordation.

Je sais, je sais, c'était bien charmant, par ici.
Mais, les bonnes choses ont une fin (spasme de la mort au niveau cardiaque?). Sauf qu'en fait, là, y'a pas fin, y'a juste mouvance du troupeau.

On me suit?
Zou, le nouveau, c'est par là!

____________________________

 

Hier, je disais qu'un jour, j'allais vous causer d'une situation qu'est franchement enviable.
En fait, c'était pas hier, c'était avant-hier, me signale-t-on dans l'oreillette.
Au temps pour moi
(je surkiffe par délà la troisième zone orgasmique cette expression)(donc je la place à tout bout de champ)(celle aussi, elle me déplaît pas). Correction faite, reprenons nos états d'âmes en main.

Avant hier, donc, plus précisément le 24 juin 2008, je causais que parfois, on te pose une question qu'est super fastidieuse à répondre.

Comment ça va?
On peut aussi prendre les variantes, qui s'apparentent à des "comment vas-tu", ou bien encore "le bon dieu a-t-il été urbain avec toi ce matin", voire même "yo, man, ça roule?". Ou bien, how are you , qué tal, et si on est carrément dans un état de folie avancée, on la fait en teuton, Wie geht's?

Pourquoi.

Alors que, à vue de bras, la question est pas vraiment créée à la base pour emmerder le monde, puisque, si on note bien, c'est quand même la première chose que se disent deux personnes quand elles se croisent.

Là est l'embrouille.

Si ça va, tu réponds que ça va.
Si ça va pas, tu réponds quand même que ça va.

Ou qu'il est, donc, l'intérêt d'une telle question?
On pourrait pas plutôt soumettre un genre de truc qui s'approcherait d'un quelque chose semblable à un j'ai pas forcément envie de savoir comment tu vas, je te pose ça juste par politesse, pour que tu croies que je t'ai reconnue dans la rue, mais honnêtement, je te jure que même si tu me réponds que ça va pas, je vais pas te demander pourquoi, j'ai une baguette à acheter.

Et, de toutes manières, quand ça va, et qu'on répond que ça va, la personne en face ne va jamais vous demander "et pourquoi va-ce aussi bien, chère interlocutrice". Jamais.
Parce qu'il s'en fiche royalement aussi, il a bien d'autres choses à faire aussi.

Donc, je répète.

Où qu'il est, l'intérêt d'une telle question?

soleil.jpg

25.06.2008

Pas de flash, merci, j'ai arreté.

Suite à un délire assez chiant à mettre en place, et pour des raisons idépendantes de la volonté de tout le monde, mais qui, par la force du grand Manitou de la vie, font que, je vais devoir publier mes billets ici et là-bas.
Mais on est d'accord que c'est là-bas que ça se passe.

Et pour ceux qui ont atterri ici grâce à leur Netvibes clignotant que Camille a mis du nouveau billet en ligne, c'est bien que vous avez pas fait votre job de remettage de liens à jour.

Donc, on s'empresse de le faire, et on va lire là-bas, je répète, on va lire là-bas.

Merci de votre compréhension, et à bientôt sur nos ligne.

... 

 

J'ai un énorme problème. Non, non, je crois pas que je t'aime, ça, c'est bon, mon avis sur la question est total, complet et arrêté. Mon problème est hautement plus important qu'une vulgaire constatation d'ordre sentimental, je suis pas aussi niaise, quoi.

Du tout, du tout. Donc. Tout à l'heure, ne voilà pas que sous le soleil de cobalt que nous avons présentement dans les cieux argentés, je me baladais, gentiment, tranquillement, errant, voguant au gré du vent.
Un peu comme quand on dit et que vogue la galère, sauf que là, y'avait pas de galère, la vie était belle, en quelque sorte.

En quelque sorte
. N'exagérons rien non plus.

Donc.
J'avais nonchalamment appuyé des verres teintés, fumés, autour de mes globes oculaires, afin de protéger ma rétine du photocontact atrocement éblouissant de l'astre divin qui nous éclaire.
Certes, il est là pour ça, et quand il éclaire pas, on se plaint, mais en même temps, si on était heureux même du soleil, je veux dire, à quoi bon?
A quoi bon.

Mes lunettes de soleil sur mon appendice nasal, mon sac à main, mon sourire et moi, flânions. Tranquillement. Enfin, non, d'un pas assuré, quand même.
On traîne pas, chez moi. Jamais. C'est un peu ma ligne éditoriale de la vie, quoi.

Quand soudain, le drame. Mais le drame, quoi.
Une amie passe (non, pas Germaine), et me lance un tonitruant Bonjour Camille, quel bon vent t'amène parmi les passants de cette rue en cette délicieuse après-midi?
En vrai, elle a juste dit Salut Camille, ça va? Bon, passons sur la réponse, qui était ouissavassavaettoibonaprèmàbientôt, parce que c'est vraiment, mais alors vraiment pas le propos.
Si vous êtes sages, un jour, je vous ferais un billet où le propos sera "je vais bien". Mais pas aujourd'hui, j'ai la tête ailleurs.

A mon problème, donc. Problème, qui, je le rappelle, a été annoncé en introduction.
¿Qué problema?, me demanderez-vous, à ce stade du récit.

Mais enfin, c'est pourtant clair, non?
On m'a RECONNUE.
Avec des lunettes de soleil. Noires. Foncées.

Comment je vais faire, moi, si un jour, je suis une star, et que je veux sortir faire mes courses, je sais pas moi, acheter du guacamole ou de la spartiate tranquille? Et bien je vous le donne dans le cœur de cible, je ne pourrais plus. Non. Je devrais être sans cesse, encore et toujours accompagnée de quelqu'un, qui, si, accessoirement, pouvait porter mes paquets, ça ne le dérange pas, merci beaucoup, c'est pas trop lourd au moins? Si? Dommage.

Enfin donc, tout ça pour dire l'anonymat, c'en est fini pour moi, et que, désormais, je ferais mieux de me balader avec un écriteau annonçant qui je suis, comme ça, y'a pas équivoque sur la question. Ou alors, je choisis l'option d'accepter la starittude, et j'aurais toujours, promis-juré, un stylo dans le sac, poche intérieure gauche, pour signer des autographes à tout va. Et à tout le monde.
 
Mais merde, quoi, un mythe s'effondre, non?

Ouais, et en sus, je vous raconte pas l'affiche que j'ai dû me prendre en m'auto-photographiant devant ces plantes, que saurez-vous deviner d'où qu'elles viennent? (Non, franchement, on s'en fiche, mais c'est pour pimenter un peu ce mercredi)(morne)(parce que le mercredi, c'est la journée des petits)

18.06.2008

MayFlower à disposition...

Mes biens chers frères, mes bien chères soeurs...
L'heure est venue, résonnez hautbois, jouez musettes, ou dans l'autre sens, je m'en souviens jamais bien.
En même temps, quand j'étais gamine, c'était en espagnol, les chansons de Noël, et je vous prie de me croire, c'était moins glorieux que de la musique de chambre.

Vraiment.

Sauf que là, on va pas causer Noël et autres festivités.
Enfin, si, festivités, si.
Puisque, dés à présent, mes compatriotes, vous pouvez préparer votre tenue de soirée.
On sort, les enfants, on sort.

On va ou, on va ou?

On va là.
20080618-3bfq1uajx4w4a9isxhcydy69a.jpg

Ouais. Je suis tellement prise dans la folie, que j'ai ardemment réfléchi, et j'ai décidé, un soir de démence avancée, que Haut et Fort, c'en était fini pour nous deux, mon ami.
Non, c'est pas toi, c'est moi, vois-tu.... Vraiment, tu mérites mieux.

Oui, enfin.
Wordpress l'a remplacé, et c'est pas si mal.

Je vous avoue que de la frayeur, j'en ai eu pas mal, mais je crois que, in fine, après des tentatives ratées, et des billets écrits comme ça, puis dépubliés parce que, non, je sais pas, j'hésite, et si ça plaisait pas? Ben mierda que j'ai dit, en espagnol, oui, lançons-nous.

Et donc, voilà mon nouveau chez moi.

Ici, ça va rester comme ça, à l'état de larve avancée, pendant quelques temps.
Le temps que vous remettiez vos Netvibes, Igogole et autres favoris à jour.

Ah, pis j'en profite : le tiret a été remplacé par un point. Je précise, quoi!

A toussuite, non?

16.06.2008

Le fin de semaine conceptuel - part Two

Comme nous l'avons précédemment vu ici-même, j'étais conviée au bout du monde, fêter des anniversaires.

J'adore les anniversaires.


Non, cette affirmation n'entre en rien dans la ligne éditoriale du billet, mais j'aime assez faire des remarques, même si elles ne sont pas justifiées.

Je suis comme ça.

Au bout du monde, disais-je. Mais vraiment.
La Marquise avait été suffisament bonne pour me prêter son carrosse. Carrosse qui, apparement, est vert. Je cherche encore de la Clio verte,  parce que la sienne s'est revélé être grise. Mais passons, elle roulait, c'est bien le principal dans notre récit.

Je n'avais juste pas touché une pédale d'embrayage depuis environ cent quatre vingt huit jours, soit à peu près six mois entiers. Ouais, ça s'oublie pas, certes, c'est comme le vélo, on sait, mais moi, le vélo, j'aime pas.
Et là, je crois qu'en environ trois kilomètres, dix minutes, six queues de poissons, quatre piétons presque assassinés, et deux feux rouges grillés, j'ai perdu environ trois kilos deux cent de transpiration de peur.
Un truc de décérébré.

Heureusement, j'avais l'arme ultime, à savoir mon divin GrandFrère, que nous allions récupérer, mais ça, on s'en fiche, c'est pas intéressant.

Juste, j'en profite, que si un abruti urbanistico-indicateur vient lire ces lignes, bordel, où qu'il va, l'argent des impôts? Parce que dans les panneaux indicateurs, sûrement pas.
Ou pas les bons.

En faisant un schéma rapide :
plan-lyon.jpg
D'où les deux heures trente en lieu et place de l'heure huit minutes prévue par Monsieur Michelin.

Mais tout ça, c'était rien, parce qu'on allait dans un chic endroit.

Un endroit animé. Tellement animé, qu'on en déduit que, lors d'une foule d'activité de peuplade, le Playmobil local s'est vu arraché d'un membre.
Triste.

playmobil.jpg
Mais le Playmobil garde le sourire, c'est essentiel.

Ne me demandez pas en quoi le Playmobil peut représenter un esprit citoyen dans une ville, mais j'apprécie beaucoup ces zones reculées de notre contrée qui ont de l'humour.

Mais de l'humour, y'en avait à foison.
MiniSoeur a voulu acheter de la chaussure.

Une indigène nous ayant dirigé, pleine d'enthousiasme, vers la rue commerçante de la ville, nous avons entrepris l'essayage.
N'est-ce pas?
essayage-chaussures.jpg

Non, on a rien acheté.
chaussures-eram.jpg
Et pour cause. Triste, toujours, triste.

Enfin, si, une revue.
Pour passer le temps avant le début des festivités.
Festivités qui ne seront pas narrées ici, coz' on s'en contrebalance, c'était chic, c'était drôle, mais ça reste de la fête perso, et ici, on va pas faire étalage de mon existence.

Et donc, on a joué au Uno, aussi.
Et j'ai perdu. Environ quatre cent soixante quinze points.
Mais je m'en fiche, j'avais un chouette chapal.
chapeau.jpg
Pour ceuzécelles qui se demandent, quand même, hein, le nom de la ville improbable, c'était Feur.
Quoi, me direz-vous? Feur, je vous répondrai.

Et tout le monde rigolera.

15.06.2008

Le fin de semaine conceptuel - part One

Toute divinté bénite, ma désertion fin-de-semainienne a pris fin.

Il n'aura échappé à personne que ma petite personne avait piteusement quitté le navire des remous blogosphériens en ce week end ensoleillé de fête des paternaux. (Et, Gott im Himmel, capharnaüm et autres jurons, j'ai un nombre de trucs touges non lus délirants...)

Non que je sois partie festoyer son avènement, hein. Loin de moi cette idée, je rappelle qu'à part un fabuleux dessin représentant l'Enfant à la Colombe, de Picasso, je n'ai jamais offert de cadeau à mon géniteur.
Ceci dit, le tableau est encore en vie, ça fait rudement chaud au ventricule droit, cette affaire....
enfant-colombe.jpg
Oui, bon, ça, c'est la version originale....


Quoiqu'il en soit, non, en ce week end de juin, je suis partie festoyer la troisième décénnie de toute une tripotée de chromosomées X.
Et c'était bien urbain, comme affaire.

Avant les festivités proprement dites, je suis partie accueillir MiniSoeur qui bravait les mers emmanchées pour venir honorer la cérémonie de sa présence.
En avion, donc.

Me voilà donc toute guillerette, à l'idée de revoir la donzelle, que ça faisait quand même une paire de mois, 2 paires pour être précise, qu'on s'était pas serré la paluche.

Toute à mon organisation, j'ai décidé de prévoir large, sait-on jamais, un accident est si vite arrivé, je pourrais coincer mon talon dans la bouche d'aération du métro, ou oublier ma carte de bus au 6ème ciel, et qu'il faudrait que je remonte la chercher, bref, je prévois, donc.

Point d'accident de grille, de Marilyn ni autre joyeuseté, si ce n'est que, voyant, après un épisode qui sera censuré ici, (même pas en rêve je révèle ce qui m'a mise à la bourre.)(Même pas en rêve, j'ai dit.)(Non.)(Même pas en rêve)
Bref.
Pour un incident indépendant de notre volonté à tous, je me suis mise en retard.
Et donc, j'ai voulu aller chercher la navette à l'autre arrêt que celui prévisionnement choisi.
Puisque, dans mon esprit, c'était le chemin.

Mon esprit est très plaisantin, il faut croire.
Evidemment, c'était pas le bon sens. Et donc, non seulement, j'ai raté la navette, mais en plus, je me suis rajouté, oh si, peu, vingt-cinq bonnes minutes de trajet. Trajet que j'avais déjà parcouru en métro, dix minutes avant.
Y'a pas à dire, j'ai un GPS greffé dans l'esprit.

Je suis ceci dit très langue de couleuvre, parce que le trajet en satobus est des plus plaisants.
Ah ça, oui.
Initialement, à l'entrée, tu vides ton Codevi pour le ticket. Et t'as même pas le droit  à une collation. Radins.
Les sièges sont des plus confortables, bien qu'un peu, comment dire, verticaux.
Et le revêtement des coussins est très assorti avec l'air du temps, puisqu'au bleu improbable se mêlent arabesques et autres motifs très printaniers.
Non, je n'ai pas d'iconographie illustrant mon propos, oui, c'est fort dommage.
Et la ceinture de sécurité, qu'est obligatoire, et que, donc, obéissante comme je suis, je l'ai mise, te scie l'estomac en deux parties isocèles.
Enfin.

C'est d'ailleurs pour ça que je me suis esclaffée, lorsque j'ai ouï la voix suave de la nana qui cause dans le micro, nous remercier d'avoir choisi notre compagnie et espérons que vous avez fait bon voyage, thank you to choose our compagny and hope you've made a good trip.
C'est la seule qu'offre le luxe d'aller fouler le sol de l'arrêt-au-port.
Ils ont un humour délirant, à Lyon.

MiniSoeur m'a donc attendu environ une heure trois quart. Se tenant le ventre. Parce que, oui, elle avait décidé que son estomac tiendrait compagnie au mien, arborant fièrement une pancarte "en grève", tous les deux.

avion.jpg
Oui, non, mais j'avais une folle envie de vous a montrer, cette photo.


De soirée sushis mit cocktails alcoolisés en débutant prévue, nous avons bifurqué nos plans.
Pour finir, vêtues de chaussettes, pulls, plaids, et mitaines, avachies sur mon canapé, à regarder Carrie et Charlotte s'envoyer en l'air.
Ca, on a beau dire, on sait recevoir, à Lyon...

Et demain, vous saurez le pourquoi du comment du lieu dans lequel je suis allée traîner ma ballerine.

08.06.2008

Le parfum, c'est comme le Jelly Belly

A Lyon, c'est la province, c'est vrai, n'empêche qu'il faudrait voir à pas trop songer à nous prendre pour des chouettes hulottes.
Non, on sait recevoir, dans les chaumières.

Déjà, on nous accueille avec une asperge plissée.
Non, c'est pas  du buffet, c'est du gratin, qu'on nomme ça. Surtout quand l'asperge s'est retrouvée, on ne sait pas trop par quel miracle des votes, d'une écharpe affichant fièrement qu'elle est, par un truchement du mannequinat, Miss Rhône.

Ca en jette, y'a pas à dire.
Même que, pour votre serviteuse, elle a même daigné poser, bien cachée, sa coupette de champagne, et son bagel aux rillettes.
Faudrait pas penser qu'elle s'alimente comme le premier quidam croisé au coin de l'avenue.
Quand même.

miss-rhone.jpg


Mais c'est pas grave, elle sourit.
Et elle a des chaussures à chier.

chaussures-jo-m.jpg


Mais on suppose qu'elle a quelqu'un qui choisit pour elle son accoutrement vestimentaire?

Bref.
Nous pouvons passer à la suite.

Le buffet.

Que même que, honnêtement, ça me tue, mais je peux pas reprocher grand chose. Parce que, merde, c'était bon.
D'accord, rien de très recherché, vu qu'on nous a servi de la mini-quiche, et du mini-bagel au cream cheese. Ah, pis y'avait aussi de la brochette qui proposait de la mozzarella très farceuse, qui s'est retrouvée à mes pieds, et par la suite, sous la table, amenée par là-bas d'un honnête et très camouflé coup d'escarpins.

J'aurais dû être footballeuse.

chemise-rose.jpg


Nous avions de la chemise rose.
Très rose. Et très assortie à la cravate. Rose, donc.

Nous avions également des mélanges très improbables d'imprimés, mais comme c'est du Chanel, on pardonne.

imprime-jo-malne.jpg


Non?
Non.

Bon, pis vous me direz, quand même, mais qu'est-ce qui t'amenait dans cette boutique, ma petite.
C'est très simple, je venais découvrir le parfum qu'est assimilé à des Jelly Bellys.

jellys.jpg


Sans blaguer, c'est absolument fantastique, mais on peut mêler tous les parfums, comme ça, sans même sentir mauvais.
Je mets quand même un dièse à cette affirmation. Au bout de sept parfums les uns sur les autres, on commence à sentir comme une nausée approchante.

Le grand méga bonus dans la narration, c'est quand même qu'on a eu du cadal, au sortir de la boutique.
Ouais, enfin, on va pas s'enflammer non plus, vu qu'on a eu un sac.

sac-jo-m.jpg


Avec une boîte.

boite-jo-malone.jpg


Et du papier de soie.

papier-soie-jo-m.jpg


Oui, et une bougie cachée au fond, mais elle sent, comment dire... Fort.
Vu la taille, l'odeur va être quand même très rentabilisée, mais enfin.

Elle servira de cache-odeur dans les futures commodités parisiennes de moi-même, épicétou.

02.06.2008

Voyager léger, bon marché, écolo...

A Hambourg, j'ai testé le nouveau concept de voyages, celui là même qui devrait pas tarder à fleurir sur TOUS les prospectus de la ville.

Ouais.

J'ai pris le métro. Comme ça. Direct. de terminus à terminus. Enfin, de départinus à terminus, quoi.
D'un coup. de folie, oui.
En même temps, à ma décharge, plusieurs options qui concurrent en un point fixe étaient présentes pour expliquer un tel propos d'envie passagère.

Avant de passer à l'explication du pourquoi, quand même, je mets un grand holà bémolistique, au cas où certains d'entre vous aient dans l'idée de faire pareil. parce que, on a beau dire, envie passagère, une fois qu'on est dedans, c'est pour la vie. Enfin, non, mais le pricnipe reste le même, quoi, quand on a commencé, ben faut continuer, quoi...

Donc.

Il pleuvait, petia. Ca compte, ça. Si il avait pas plu, on serait aller faire un jogging. Ou bien, on aurait continué à jouer au trampoline.
Petibé, le métro, quand même, il est aérien. Non, quand même, quoi. Parce que, voilà, hein, mais faudrait quand même pas balancer ma mère-grand dans les fougères, on cherchait un minimum d'intérêt à la chose.
Et peticé, on s'est juste dit que ça ferait un chouette souvenir, à narrer, plus tard, au coin du feu, tel le Père Castor, qui raconte des histoires. Même que ça pourrait commencer par "quand j'étions petite, je nous amusions avec trois fois rien, mes doux agneaux, un métro, un ticket, un Ipod, et ça suffisait à combler mes dimanche pluvieux".
La vie était belle, je pourrais leur dire.

Ceci dit, c'était follement amusant.
Au bout de sept stations, sur une ligne, qui quand même, en comporte trente-trois (les lignes, là bas, sont du genre sur-developpé, voyez-vous), on a dit que, in fine, mouais.
Au bout de neuf stations, on a dit que c'est un peu long, quand même.
Au bout de treize stations, on a dit que, c'était quand même une sacré bonne idée, non, de se pourrir un dimanche comme ça?
Et au bout de vingt-deux stations, on a décidé d'aller manger des nouilles chinoises. Toujours sur la ligne, oui, quand même.

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Admirez, quand même, l'étendue du réseau hambourgeois de l'underground de là-bas.
On est loin des QUATRE lignes lyonnaises...


N'empêche, je suis sûre que ça pourrait devenir un must, en matière de découverte, et tout ça.
Même, on pourrait faire un dépliant dessus, avec marqué dessus quelque chose du genre, je sais pas, mais un truc un peu percutant (j'ai pas fait marketing, comme études, je peux pas savoir)(la seule fois où j'ai inventé un slogan, c'était contre le sida, et je crois que j'avais eu 6/20 au devoir.), et ce dépliant, on le mettrait sur les présentoirs des Office de Tourisme, plutôt que mettre les marchés au saucisson, ou les boutiques qui vendent des pelotes de laine locales.

N'empêche, on est rentrés, épuisés. A minuit.
Parce que, forcément, le métro, après les nouilles, on l'a raté.

30.05.2008

Friday Five

En ce vendredi brumeux, tel le brouillard écossais, sans le monstre du Loch Ness, il me vient une idée.
Et en même temps, ça m'agace, cette phrase, bordel, je pourrais la placer tous les vendredis, vu le temps pourri qui nous est gracieusement offert....
Enfin bon, en même temps, ça pourrait être une idée de rubrique, ça, causons météo, et inventons des mots.
Oui, le concept me semble exploitable.
Enfin, on verra.
Go back to our sheeps, messieurs dames, focalisons notre attention sur ce nouveau Friday Five.

Comme ça, au hasard, je pioche une date, dans le grand bric-à-brac que sont les jours du mois de juin.
Au hasard, toujours, j'ouvre le petit papier (vous retenez tous votre souffle, c'est super suspensieux, comme affaire), et je lis la date.

Mardi 3 juin

On répète, on s'arrête de bouger, on prend son petit boulanger* , on attrape le Bic qui est sensé toujours traîner quelque part entre le bouton du jean qu'on va réparer, et les mouchoirs en papier (parce que le tissu, enfin, je vous fait pas de dessins.)

Et on réfléchit en choeur.

Quelles sont les cinq choses que, ce mardi 3 juin, vous auriez, comme ça, en vrac, envie de faire?

Hein? Je vous le demande, oui.
Même si on n'aime pas s'organiser, ni rien, bordel, je demande un peu d'attention, un minimum d'efforts, quoi.
Pas compliqué, enfin.

Quoi, mes réponses? Mes réponses?

Je voudrais ramasser du verre brisé.

Je voudrais aussi boire un punch où on sent super bien la cannelle, ça tombe bien, j'ai lu quelque part qu'en avalant une cuillère de cannelle par jour, on accroît nos chances de pas mourir carencé en quelque chose, mais je sais plus trop quoi, en fait.  (à la réflexion, en fait, c'était peut-être une millième astuce lue pour maigrir, mais je sais plus)(ça marche quand même, noyé dans le rhum?).

Je voudrais
aussi coller de l'autocollant à tout va, parce que je suis un peu une gamine, quelque part, et que les gommettes, ça m'a toujours beaucoup amusée.

Pis aussi, je voudrais manger de la cancoillotte, que ça fait quand même super longtemps que j'en ai pas eu sous la molaire, et que ça commence à me manquer. (Un jour peut-être, tu me diras je t'aime, et je vous parlerai de ma relation avec le produit laitier qu'est le fromage. Un jour, j'ai dit.)

Je voudrais avoir une occasion de sortir mon nouvel ami le mouton, qu'aime bien voir du monde aussi, et je suis sûre qu'il aimera beaucoup la terrasse.

Et, dingue comme je suis vernie, parce que, tout ça, je vais pouvoir le faire.

En même temps, j'apprends rien du tout, rapport que l'annonce à déjà éclos, tel un coquelicot, sur déjà plusieurs endroits, de l'amatrice de panaché, à la suiveuse de Jean-Paul Gautier, en passant par la dame en crinoline, celle qui ressemble à Kiki, ou celui qui, soudainement, se décide à poster à tout va.
Ouais, et les autres, aussi.

Enfin, donc, je suis une évangéliste, je prêche la bonne parole, et donc, très sagement, vous nous rejoindrez, mardi, donc, à l'Escal'in (qu'est super, qu'à une terrasse, et qu'on va tous prier, à genoux, pour que mardi, le Soleil soit avec nous - et avec notre Esprit, merci.)

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Moi, je dis, comme ça, directement, qu'on change pas une équipe qui gagne.
On la change pas, non, non, non, en revanche, on peut quand même l'étoffer, alors tous les petits nouveaux, que je sais qui viennent ici (je suis Madame Irma, on a dit), ben ils ont aussi le droit de venir....

On est gentils, et en plus, cette fois-ci, y'a même pas de dress code. (Ou si?)

*cale-pain

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