11.05.2008
Periple Ardéchois Planer, un métier d'avenir
Myrtille, par exemple, on peut prendre pour acquis qu'elle a tout pigé question organisation, et qu'elle pourrait, par conséquent, devenir Wedding Planer incésemment sous peu.
Pas pour moi, merci, le mariage me donne des boutons.
Alors, c'est vrai que, le 23 novembre dernier, on a tous beaucoup rigolé quand elle nous a invité, le 8 mai, tiens, pourquoi pas, c'est une jolie date, non?, que ouais, mais que faudrait voir à nous envoyer un pigeon voyageur par recommandé quelques jours avant, peut-être, des fois que.
Moi, j'ai juste eu un peu peur quand j'ai vu qu'elle avait établi les menus de la semaine, rapport que ça m'a rappelé la cantine du primaire, ou c'était pas franchement top, et que tous les jeudis, on avait du cordon bleu, et que ça me filait mes haut-le-ventricule dès le vendredi matin en y pensant.
Oui, d'accord, le plan qu'elle a soigneusement pris le temps de nous faire, je l'ai pas regardé.
Pisque la PPRCé devait nous y amener, telles des fleurs.
Les fleurs* ont juste failli faner avant d'arriver à destination.

Qui, mais bordel à queue, QUI, aurait pu prévoir qu'un 8 mai, sur les autoroutes, tout est bouché?
Sans doute madame 107.7 FM, qui nous a très gentiment indiqué, que si vous êtes sur l'autoroute en direction de Valence, vous risquez de mourir d'inanition et de chaleur immobilement d'ici très peu longtemps.
Sauf qu'elle nous a pas prévenues à temps, et que, les bouchons, on a très gentiment contribué à leur prolifération.
Oh, bien sur, on avait songé aux bouteilles d'eau, bien sûr. Mais on s'est dit au dernier moment qu'elles seraient mieux chez nous, pour rester au frais.
Bien sûr, aussi, comme on en avait théoriquement que pour deux petites heures trente et une minutes, on avait pas pensé à prendre des munitions vivresques.
De toutes façons, les BN, y'en a pas.
La seule chose qui nous a vraiment fait défaut, si j'osais, je dirais que c'était un prof de yoga déplaçable, et à nos côtés.
Et, quand je dis qu'être organisatrice, c'est dans ses gènes, y'a qu'à voir, en arrivant, elle avait déjà mis la table, et le pain de courgettes nous attendait, comme un soleil.
Bon, c'est vrai, il était quatorze heures trente passées. Et alors, j'ai envie de te dire, en vacances, y'a pas d'horaire.
* Les fleurs, c'est nous.
23:45 Publié dans Là où je dresse des listes..., Là où je parle de moi..., Là où je réfléchis..., Là où je sociabilise... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pap, blabla de fille, périple
Province Ardéchoise Poulettée
- > des innovations culinaires en cascade.
J'ai mal au ventre, et je ne bois que du thé vert pendant une semaine, à partir d'aujourd'hui.
Je suis néanmoins très fière d'avoir fait goûté à Reine Mère mon guacamole, d'avoir réussi à émietter trois boîtes de thon sans en mettre à côté, et de touiller très intelligemment la pâte à cake.
Maïté, me voilà.
- > une course à la cafetière effrénée dans les supermarchés ardéchois.
LaFéeDesCatastrophes a encore frappé.
Mais, à sa décharge, c'est juste que y'avait un truc qui gênait la prise de la cafetière. Et puis, elle avait qu'à pas être si fragile, aussi.
Nous saurons donc que ce modèle de cafetière n'est pas forcément trouvable dans tous les supermarchés nationaux.
- > de la faune, de la flore.
Le tout, très champêtre. La sauterelle ardéchoise semble avoir subi quelque modifications génétiques.




du langue de putage à foison
de la critique à tout va
de l'amitié en condensé
du ronflement intense
de l'inculture pipolesque
de la petite robe grise
de la sangria
du vin. Blanc, rouge, rosé. Du coca Zéro, aussi
du casino
de la contravention
Mais là, y'a bien trop pour tout détailler.
07.05.2008
Moi, un tyran?!
In the kitchen, de préférence.
Je reprends le fil en langage francophile, je suis plus à l'aise.
Déjà toute petite, je savais exploiter les gens.
Oui.
La preuve se trouve sur cette photo.

La logique aurait voulu, que, moi, aimable petite fille d''environ 3 ans et quelques à l'époque de l'immortalisation de la scène, JE sois en train de pousser gentiment la salopette en tartan surmontée d'une tête blonde.
Ma soeur.
De trois ans ma cadette.
(D'accord, d'un an et neuf mois, mais ma tendance a exagérer n'est pas partie en vacances avant moi.)
Sauf que, déjà gamine, je savais obtenir ce que je voulais des gens.
MiniSoeur pourra donc témoigner aisément, je suis un vulgaire petit tyran.
22:25 Publié dans Là où je parle de moi..., Là où je parle pour ne rien dire..., Là où je réfléchis..., Là où je sociabilise... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, caractère
05.05.2008
20 heures, heure du ricard?
Qu'on le veuille ou non, d'ailleurs. Même, en général, on le veut pas forcément.
Sauf que, la chose est ainsi faite par le créateur lui-même, ou peut-être même par d'autres personnes, en fin de compte, je sais pas, et parfois, je me dis que j'aurais mieux fait d'écouter en cours de cathé (auxquels j'ai été assidue, les premières semaines, rapport à la nouveauté et tout, quand j'ai pigé que ça allait causer multiplication de pains et de mets-toi sur tes pattes et bouge tes fesses, j'ai vite décroché. et puis la robe blanche pour la communion, c'est pas pour moi, ça fait trop teint-sur-teint. Ou ton-sur-teint.)
Bref, je disais.
Que ce soit n'importe qui qu'ai fait que ça soit comme ça, le fait est désormais avéré.
Le temps s'arrête. Non, je ne radote pas, c'est juste pour faciliter la compréhension lors de la lecture en diagonale.
Là où ça en devient presque intéressant, c'est que, du coup, on peut deviser gaiement de plein de sujets qu'on aurait pas forcément l'idée d'aborder en temps normal, puisque, comme chacun sait, de nos jours, on a plus le temps de rien.
Triste vérité, d'ailleurs, personnellement, j'aimerais tellement avoir le temps de faire plein de choses, comme par exemple, broder des petites fleurs sur les poches arrières de mes jeans, ou encore, peindre des traces de pattes de chat sur le rebord de mon lit.
Mais bon.
Quelles auront donc été les sujets de conversations joyaiment abordés, me demanderez-vous.
Oh, mais c'est que nous avons eu, en plus, la chance d'en aborder plus d'un.
Nous reviendrons d'ailleurs sur la diversité des sujets, et le fait assez compliqué de jongler entre les différentes idées, il faut avouer que, en vacances, mes neurones sont moins réceptives, et ont plus de mal à faire du yo-yo, et que de passer de l'explication d'un flux RSS à mon grand-paternel au bruit que peut faire un oisillon bloqué dans une gazinière, c'est du boulot.
Mais là, je vous assure que j'étais loin de m'imaginer que l'on pouvait discutailler quarante-six minutes trente deux secondes sur ça.

L'heure du dîner.
Oh, rien de très folichon, il s'avère que, sur deux couples, une jeune, trois générations confondues, l'heure du repas tourne autour de 20h précises pour la plus ancienne génération, 20h - mais on n'est pas boulotage-rigides non plus, hein - pour mes pères créateurs, voire ben c'est quoi c'te question, je regarde pas l'heure quand je fais cuire mes épinards, pour la plus jeune. Moi, donc.
Toujours est-il que c'est très impressionnant, quand, vingt quatre minutes après la question, donc, qui amène le sujet, à savoir mais à quelle heure dînez-vous, très chers enfants?, et bien, c'est proprement étourdissant de voir qu'on en cause encore. Et que, surtout, il va rester suffisamment de matière pour en parler vingt deux minutes durant.
Tout ça pour quoi?
Je vous le donne en plein.
On a dîné à 19h55.

Et grâce à cette avancée du programme, nous avons pu jouer au Nain Jaune. Quel bonheur.
04.05.2008
Par principe...je suis pas contente!
Par principe, j'aime la glace.
Par principe, je suis aux aguets pour les bons plans.
Forcément, donc, quand on me fait miroiter la glace de mes amis Ben et Jerry, comme ça, en me disant que, ouais, ouais, approche tes frêles gambettes, ma toute douce, je m'en vais t'en régaler les papilles, tu aura droit à tout plein de boules gratuites (chic, chic, dans tous les sens du terme, je dirais, si j'osais, et j'ose, je suis chez moi), donc, moi, voilà, hein, je suis une fille, je tombe dans tous les pièges, par principe, aussi.
Mais alors, par principe, aussi, j'aime pas quand on se fout de moi.
Par principe, ou surtout par bon sens, là, parce qu'à part la nouvelle copine de mon ex, tout le monde est doté de ce fameux bon sens, et n'aime pas être pris pour une sardine.
Bordel à queue, vous m'expliquez, donc, pourquoi le préposé aux boules (j'adore, la glace est très bonne pour se prêter à toute sorte de jeux de mots, c'est divin), quiché derrière sa vitrine, a tout bonnement refusé de me servir une deuxième fournée de boule?
Le monsieur a, oui, comme ça, mis fin à toute ma velléité d'expansion du cuissot en m'expliquant très sèchement que non, mademoiselle, même malgré votre sourire sublime, on appelle ça une dégustation, pas une orgie. Et mon arrière-train, j'ai eu envie de lui dire, il est en diamant, ou bien?
Alors, non, moi, je m'insurge, si on me dit qu'on peut faire la queue autant de fois qu'on veut, moi, je veux. C'est complétement dommage, d'ailleurs, parce que je me faisais une joie de tous els feux de dieu de cette journée, et voilà qu'elle a été gachée par un abruti qu'avait pas pigé les règles du jeu.
(Je précise juste, quand même, faut pas jeter du vinaigre trop bouillant non plus, hein, mais ça c'est juste mal passé à la boutique du Vieux Lyon, pas dans le magasin de musicologie associé)

Bon, d'accord, je me rends, j'avoue. j'avais plus faim. Et j'aurais pas pu avaler une cuillère de plus.
Mais je l'ai dit en préambule, j'aime râler, et je suis compliquée.
Et quand je décide que je veux, je veux.
22:31 Publié dans Là où je consomme..., Là où je parle de moi..., Là où je réfléchis..., Là où je sociabilise..., Là où je suis un fin gourmet... | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : free cone day, ben&jerry's, glace, râlage
30.04.2008
C'est définitivement grave.
Du tréfonds de mon esprit, je n'avais absolument pas souvenance qu'une telle chose ait pu un jour se produire.
Je veux dire, de me jeter à corps perdu dans un truc, ça, j'ai l'habitude, certes, mais d'être à ce point obnubilée par la chose...
Alors, curieusement, cette fois-ci, il ne s'agit pas d'une histoire d'amour, de cul, ou des deux à la fois.
Non.
Parce que, j'ai compris, quand, mardi soir, j'ai annoncé, un peu la mort dans l'hypophyse, à Elsa, que je partais rejoindre mes procréateurs chez mes aïeux.
Chose que je lui ai annoncé d'une voix un peu d'outre-tombe (un peu comme les Mémoires de Chateaubriand, vous savez?), parce qu'il faut avouer qu'aller passer, même une nuitée, dans un village comportant, au dernier recensement, 1571 personnes, majoritairement d'âge supérieur à soixante douze, n'est pas une perspective follement réjouissante.
Même si, il faut l'avouer, heureusement, depuis une dizaine d'années, la maison familiale possède des commodités intra-muros. Je dois donc me sentir très privilégiée.
Mais là différence commence ici, avec une autre situation semblable qui aurait pu exister, il y a quelques temps.
Parce que, la dame, que m'a-t-elle rétorqué, à juste titre, et à très forte valeur ajoutée?
Simplement que, génial, ça va te faire de quoi causer dans quatre billets.
Et le pire de tout, c'est que, la première chose que j'ai pensé, quand mes illustres parents m'ont enjoint de les retrouver dans la campagne fleurie de la Loire, ça a été la manière dont j'allais brosser le portrait du lieu sur ce blog.
C'est donc définitif, irrémédiable, irréversible, et irréfutable (un intrus se cache parmi ces adjectifs, saurez-vous retrouver lequel?), je suis pieds et poings liés suffrageante à la blogosphère.

Oui, d'accord, c'est splendide, c'est merveilleux, c'est bucolique, c'est champêtre.
Tout ça pour dire que donc, je ne suis pas là, mais que, de toutes façons, si on regarde la fréquentation de la blogosphère un jour de fête du travail, m'est avis que c'est pas bien grave si je m'absente, sans mot des parents.
Je vais aller vendre du muguet, au moins, je serais utile, en cette journée printanière.
21:45 Publié dans Là où je parle de moi..., Là où je parle pour ne rien dire..., Là où je réfléchis..., Là où je sociabilise... | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : voyage, campagne, blabla de fille
29.04.2008
Hambourg - Part Three
Autrement appelé chronique d'une mort non consommée.
Ma cousine a quitté, à regret, sur une chaloupe*, sa région de Gaule qui offre à tout un chacun la possibilité de faire exploser son taux de choléstérol, grâce aux quelques 500 variétés de fromage qui existent.
Après une recherche très appronfie chez mon ami Wiki, j'ai appris qu'en fait, il y avait plus de 1000 fromages différents fabriqués en France, et que ce doux pays a produit 1827 milliers de tonnes de fromage en 2004. Ce qui, ramené aux 60 mg de choléstérol contenus dans 100 grammes d'Edam très idiot que l'on trouve dans n'importe quel Monoprix, nous élève à un niveau de 1 096 200 000 grammes de choléstérol par an, en France.
Ce qui est immense.
Donc.
Ma cousine s'est exilée, sans doute pour d'autres raisons, n'empêche que.
C'est pas faux, elle s'est exilée dans un pays qui offre de la saucisse, qui reste assez réjouissante dans le genre. Mais je ne vais pas me lancer dans d'autres calculs, je suis fatiguée.
Bon, bref, je vais pas causer de couenne de porc ici, en plus, je suis végétarienne.
Donc, ma cousine, puisque c'est elle qui est la base de ce sujet, nous avait chargé que si on peut, ma foi, lui rapporter deux trois trucs un peu d'ici, pour la nostalgiser un peu, bon, ben, je dis pas non, quoi...
Alors, comme je suis une personne super altruiste*, j'ai choisi de lui emporter, entre autre, le seul fromage approuvé par les Sociétés de Régime anti-Cholestérol, l'arme infaillible pour rester vivant en temps de crise.
Me voilà donc, toute fière de moi, dans mon Monop', à lui acheter de la Cancoillote.
Ah, ça, j'ai pas fait les choses à demi. Non, non.
J'ai embarqué un pot de nature, un pot de machin à l'ail, ainsi qu'un pot de Nutella. Oui, on en trouve aussi là-bas, de ça, mais bon.
Toute fière de moi, dans ma valise, je cale les-dits pots, et zou, que vogue la galère, de toute manière, ça va pas se renverser, j'ai mis du scotch, et en plus, j'ai pas loin à aller.
La cancoillote supporte très bien le train, merci pour elle, je dirais même qu'elle l'a mieux supporté que moi, elle était très bien entre mes culottes, elle, sans être dérangée à tout va par des enfants perturbants/pertubés/perturbateurs (mais surtout chiants)

En revanche, ce qu'elle a moins supporté, c'est le passage au scanner des métaux.
La dame a tout bonnement refusé de me laisser embarquer les pots.
C'est liquide, m'a-t-elle dit. C'est pas liquide que je lui ai répliqué, c'est juste crémeux, ceci dit, mâdâme, vous avez raison, c'est beaucoup moins crémeux que les autres fromages, puisque saviez-vous que ce fromage ne contient que 11% de matière grasse, au maximum, vous le saviez ça, j'en suis sûre que non, d'abord.
Ouais, mais c'est déjà pas assez pâteux, on peut pas vous le laisser dans l'appareil, qu'elle m'a répliqué, s'en fichant probablement de la calorie contenue dedans (en même temps, l'idiote était superbe, alors je suis sûre qu'elle le sait déjà, que la Cancoillotte est permise).
J'étais sur le point de rétorquer que, si elle me laissait apporter le quatre-quart que j'avais confectionné de mes mains, alors que j'avais pu cacher un couteau dedans, elle pouvait bien me laisser prendre le pot, qui est fermé, regardez-bien, et que j'ai pas pu empoisonner, lui (car, rappelons-nous en choeur que, même sans le faire exprès, ma cuisine peut être mortelle.)(au sens propre).
Sauf que, quand j'ai ouvert la bouche, ma tante a du comprendre ce que j'allais dire, et de peur de laisser aussi le gâteau sur le tapis, elle a déclamé, d'un ton docte, et d'une sagesse impériale, que, tant pis, mais la pauvrette va être vraiment horriblement accablée de tristesse.
Et nous sommes parties, telles deux déesses, avec le quatre-quart, le Nutella,
Et j'ai débarqué, à Hambourg, avec une fleur dans les mains, penaude, honteuse, et malheureuse, surtout, parce que, la cancoillote, bordel, c'est sacré.
* et aussi parce que je voulais pas affoler mon cholestérol non plus, pendant le séjour.
24.04.2008
Et toi, en septembre....?
J'ai fait nonchalamment les boutiques, entre marais et rennais, entre flânerie et folle envie.
J'ai pris le métro passées 22heures, et ce, seule. Bon, presque seule, mais j'ai fini le trajet à pied seule. Ca compte.
Je me suis emmitouflée dans un plaid, glace à la main, devant la télé. *
Je me suis réveillée, les yeux ouverts sur les toits parisiens.
J'ai dû laisser passer trois RER avant de pouvoir monter dans un qui veuille bien de moi, de ma valise, de mon carton à dessin, et de mes rêves. Et par la suite, rester collée à des bras humains, et des visages pas forcément charmants.
J'ai fait ma chieuse, à vouloir absolument une salade avec du saumon fumé et du guacamole pour le déjeuner. Le guacamole a été remplacé, mais tant pis.
J'ai mis les pieds chez Colette, pour presque en ressortir avec un sachet de Haribo, mais vendus là bas, donc par pur concept.**
Tout ça, en trois jours. Oui, mais.
Le "mais", je suis sûre que tout le monde s'interroge dessus.

MAIS tout ce que je fais d'habitude en trois, voire quatre jours pour les instants de grande générosité du temps, et bien, tout ça, je vais pouvoir mettre un an, voire deux, que dis-je, trois ou quatre à les faire.
Sans me presser, sans rien du tout.
Et surtout, surtout, je vais enfin pouvoir dire que, moi aussi, j'ai le Pass Navigo.

*Oui, ça, j'aurais pu le faire à Lyon, je sais, mais le fait que la télé soit à Paris, que le canapé soit à Paris, et que la glace soit de Paris, c'est ça qui change la donne.
** Et puis, finalement, je me suis raisonnée : des Haribos parisiens, j'en aurais plein, dans quelques temps....
21.04.2008
Hambourg - Part Two
En pays teuton, par exemple, l'after du samedi soir, il se fait le dimanche matin, dans la foulée, au Fishmarkt. A savoir, pour les non polyglottes, le marché aux poissons.
Parce que, c'est évident, rien ne vaut un bon Brötchen au hareng, après une nuit carburante à coup de Mexicaner.*
Ceci dit, même si j'ai laissé de côté le sandouich au poisson, j'ai plutôt apprécié le café dégusté avec vue sur le port, après la nuit aussi blanche que les jambes de moi-même en hiver.
A Hambourg, si tu as soif, dans le métro, tu ne sors pas une bouteille d'eau.
Malheureuse, tu passerais vraiment pour une bonne soeur. Là-bas, tout le monde a un verre de bière à la main. Ou une bouteille, pour les plus desséchés du gosier.
Ceci esspliquant celà, les toilettes municipales font légion, et on en trouve à tous les râteliers.
De la même façon, il est quasiment physiquement impossible de mourir de faim là-bas, rapport au nombre absolument étourdissant d'Imbiss, à savoir les fast-foods locaux, mais quand je dis fast, c'est fast, et quand je dis food, c'est food, parce que c'est rapide, et malheur, c'est délicieux.
Leurs Brötchen sont devenus mes repas intégraux du midi, c'est à se damner.
Je ne parle cependant pas des Wurst que l'on trouve à tous les étages également, mais je déteste la saucisse.

La fameuse Currywurst, que nous sommes censés apprécier, accompagnée de frites, de mayonnaise, et de Coca. Zéro.
Les vélos, à Hambourg, c'est les rois.
Sérieusement, les trottoirs, c'est pour eux, et y'a des pistes piétonnes. Et le cycliste, il ne s'embête pas à éviter le piéton, non, non, trop compliqué à éviter. On klaxonne a tout va, et ça suffira, va.
Bon.
Soit. Mais le vélo allemand est aussi lourd qu'un vélo français, et en recevoir un dans les côtes, c'est pas forcément la chose la plus plaisante qui soit.
Même si ça me permet d'avoir un beau bleu allemand au tibia.
Mais le mieux de tout, c'est qu'à Hambourg, les poubelles te causent.
Elles incitent joyeusement les passants, à coup de slogans très amusants, à jeter qui de sa peau de banane, qui de sa fiole de bière, ou qui de son emballage de saucisse dedans. C'est très conceptuel, et je suis sûre que ça ferait un tabac, en France.
Le souci étant que cette initiative m'a fait passer pour la touriste de base, photographiant une poubelle, alors que je suis la prmeière à rigoler face à un Japonais mitraillant un extincteur.
M'en fiche, j'aurais quelque chose à raconter à mes petits-enfants.

Bon, vu mon niveau teutonnien, j'avoue que j'ai pas tout compris, sauf que ça cause qu'elle veut pas du chocolat, mais qu'elle préfère autre chose, caché par le sticker décoratif.
* le Mexicaner étant un shoot de tequila+jus de tomate+tabasco, assez infect, mais curieusement, qui se laisse boire quand même. En appliquant le principe de l'appétit vient en buvant.
10:51 Publié dans Là où je consomme..., Là où je découvre..., Là où je dresse des listes..., Là où je me cultive..., Là où je parle de moi..., Là où je réfléchis..., Là où je sociabilise..., Là où je suis un fin gourmet... | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, hambourg, voyages, culture
19.04.2008
Hambourg - Part One
Oui, Hambourg, vraiment, j'avais envie d'y aller. J'ai déjà dû passer l'épreuve assez éreintante de me lever avant l'astre de lumière, pour rejoindre la gare.
Soit dit en passant, le métro lyonnais, tôt le matin, est relativement désastreux, en temps d'attente et en population.

Première tentative de meurtre
L'imbécile qui, accroché à sa mère, tout de même, a fourré presque simultanément sa main, que dis-je, ses mignons doigts potelés dans sa fine bouche ourlée de lèvres délicatement charnues, et ensuite, dans MA bouche à moi, délicatement ourlée de fine lèvres délicieusement charnues également.
Ne me demandez pas comment une chose de la sorte a pu se produire, j'en suis encore toute ahurie rien que d'y penser, en fait.
Heureusement, j'avais une brosse à dents, les bactéries ont donc pu être ratissées.
Le train ayant, par ailleurs, eu l'extrême bonté d'être direct jusqu'en territoire franc-comtois, j'ai pu cependant finir ma nuit.
Deuxième tentative de meurtre
Parce que, par exemple, si l'on prend ma fratrie, nous sommes tous les trois très différents, mais très beaux. Est-ce que ça voudrait dire que l'allèle "beau" est dominant, ou l'inverse? Ou est-ce que c'est juste une histoire de perception?)
Donc.
Et Lyon-Besançon, des kilomètres, il en contient 228.
Les souliers étaient donc à jeter à la fin du trajet.
Mais Besançon n'étant pas Hambourg, et le but ultime de tout étant la contrée de Wurst, il me fallait ensuite rejoindre l'aéroport qui m'emporterait au
(je passe quand même sur les détails pratico-pratiques tels que, en arrivant, j'ai fait la bise trois fois à mon parrain, que ma tante m'avait acheté exprès de la moutarde au basilic, et que mon pote accompagnateur de périple avait chaussé trois slips les uns sur les autres, rapport au mini bagage qu'on pouvait prendre dans l'avion, puisque ces détails n'ont aucune incidence sur mes tentatives de meurtre, et que je n'oublie point le fil conducteur de ce récit.)
Quoiqu'il en soit, l'avion décollait de Bâle. En Suisse, donc.
Si je vous dit Suisse, vous répondez :
- Johnny Hallyday, et sii c'est le cas, vous me faites le plaisir de cliquer en haut à gauche, le petit bouton rouge, et de sortir de ce blog immédiatement, je ne tolérerai pas cet affront.
- produit laitier, auquel cas, vous pouvez éventuellement rester, mais en me promettant de stopper la consommation des petits-suisses, pour passer aux yaourts, parce qu'on n'imagine pas le nombre de matière grasse dans ces mini-pots.
- chocolat, auquel cas, vous avez tout mon aval pour rester, et je vous offre même le thé.
Le bambin en question avait dû prendre un peu trop au pied de a lettre le fait que chocolat=suisse, inversement proportionnellement aussi. Parce que, sans être une experte en la matière de vomi, je me doute que, du chocolat, il a du en avaler. Et si l'on prend en compte le commentaire avisé de la génitrice, qui a très justement noté que deux Toblerone, c'était sans doute une peu trop, mon poussin, surtout après ton brownie.
Le coup du brownie, elle l'a pas dit, mais c'est moi qui rajoute, parce que j'étais derrière lui et son père à la caisse de la duty-free, et qu'il a tanné son père pour qu'il lui en achète.
Enfin, cet hurluberlu, il aurait pu au moins me donner le Toblerone qu'il voulait plus, au lieu de le vomir.
Quatrième tentative de meurtre,
Tentative qui n'aurait pu aboutir si j'étais passée à l'acte la fois précédente, puisque le bambin gourmand, en plus d'être gourmand, était mélomane, et avait un harmonica avec lui.
En, fait, là, je me dit que j'aurais mieux fait d'étrangler les parents.
Surtout que, la mère, elle était enceinte.










