25.07.2008

Fournitures à gogo, et papeterie en ligne

Je crois que y'a un truc qui va sacrement me manquer, cette année.
Je suis plus une mini-chiarde, hurlante, qui peut déambuler dans les rayons du supermarché (ou de la
papeterie la plus hype du village)(c'est vrai)(même que la tenancière, c'était ma voisine)(elle m'offrait des Critérium), en tenant sa mère par le revers ourlé de perles de la veste de tailleur bleu outremer (que DameMère n'a jamais porté, en fait, elle a toujours eu du bon goût pour se vêtir, Allah est grand, Dieu est béni, et le Bouddha fume tranquille), disais-je, donc, hurlant que je veux ce cahier de textes à bords prédécoupés avec la tête de Hello Kitty en triple face.

Non, je peux plus, et ça, c'est bien dommage.

Parce que y'a un truc que je surkiffe au delà du delà de la zone autorisée du surkiffage, ben c'est la
rentrée scolaire pour pouvoir décréter que, oui, deux cent soixante seize bics bleu turquoise, c'est utile, et que ce pack de treize ramettes de six cent trois pages, perforés en haut à gauche, et quadrillées seyés, ça va suffire.

 

Enfin bref.
Donc, ne pourrais-je pas aller tanner mon illustre génitrice avec les courses de rentrée.
En même temps, je suis largement médisante, rapport que sur ce point, l'auteur de mes jours a toujours adoré faire les courses, parce que ça lui permettait de s'acheter des minis-souris de Tipp-Ex sans culpabiliser.


Dur.

Bref.
N'empêche que, au fond du trou et du compte, je veux pas être en reste. mais affronter la horde de nouveaux arrivants des collèges, et tout ce qui s'ensuit, c'est trop pour moi.
D'où l'avantage d'avoir une connexion à internet à quelques milliards de kilos-bits par nanoseconde.
Et d'avoir une chouette adresse en achetétépé, qui va nous permettre d'assouvir nos délires azurs de bon coeur.

Parce qu'acheter de la robe en soie comme ça, à tout va, ça va bien trente trois secondes, mais on s'en lasse. (non, là, c'est pour la rime)(bon, pour la beauté de la phrase?)(ouais, du remplissage).
et avec un stylo bleu, j'ai envie de dire que y' a moyen de chances d'être déçu au déballage.

Donc.
Ma Papeterie point com, que ça se nomme, le lieu webologiquement intéressant. (Ouais,
ma-papeterie.com pour faire normal)(ça va, ça va)

Pratiquement causant, ça référence dans les beaucoup beaucoup de produits (plus de 15 000) qui vont chercher dans les grandes marques label of quality que moi je décernerais volontiers, après testage de toutes les perforeuses.(celles qui perforent en dauphin)(ou en coeur)(merci), donc, genre Clairefontaine, Stabilo, Exacompta et toute la suite.
Le site est plutôt bien fichu, puisque c'est assez bien rangé, tel sur une étagère avec intercalaires, et on retrouve bien son chemin.
Sans semer de cailloux.

Et  comme le marketeux a cette furieuse tendance à sévir un peu partout où on l'attend, y'a en ce moment même un concours pour gagner des places de ciné pour le film Wall-e.
Que j'irais voir.
Chez mes parents. Pour combler le vide de la salle.

Ah, pis, aussi, je précise, en founissant le code "papéterieé, on a 5% de réduc' sur la commande. Pas négligeable, au regard du pouvoir d'achat qui baisse, qui baisse.

 
Ceci est un article sponsorisé . N'empêche que je suis ouverte, si vous voulez m'offrir des étiquettes pour foutre mon prénom sur ma nouvelle boîte aux lettres. ^^

Tremble, vermicelle, tremble.

Hier soir, j'ai bu du rosé qui s'appelait Violette. Dingue. Et en rentrant chez moi, que vois-je à l'horizon, mis à part le cul de Robinson?
Que la dite Violette, elle m'a méchamment taguée.

Faut que je cause de mes peurs.
Pas facile, je suis tellement une femme extra, que j'ai peur de rien, un peu comme une Wonder Woman qu'aurait des combishort Gap, et qui porterait des ballerines immondes.

J'ai quand même activé mes synapses, un peu endormies pour cause de sur-excès de sucre à base de mini-cannelés à tomber et de milkshake Tagada. (Milkshake dont je vous refilerais un de ces jours la recette, tellement il mérite d'entrer chez Thierry Marx, çui là)(un peu revisité, avec de l'azote en branche, suis sûre que ça fera un carton plein)(Quine)

Bon.
  • Petia, j'ai peur des Bernard l'ermite. Rien que le nom, c'est tout un concept. Mais depuis que mon humble fraternel m'en fourrait le maillot de bain, quand on habitait les tropiques, je les ai pris en grippe, et depuis, je frissonne quand on m'en cause. C'est bien simple, quand Sébastien, le fidèle destrier de Triton (toujours la petite sirène) apparaît en scène, je hurle. Presque, en vrai, je me retiens, rapport que y'a souvent quelqu'un qui passe derrière, et je me sentirais proche du malaise d'expliquer que je hurle face à un dessin animé. Je comprend pas trop pourquoi ça me fait cet effet, parce qu'en y réfléchissant, c'est plutôt risible, de voir un coquillage avec des pinces, fourré à la sauce américaine, une feuille de laitue dans le cul, le tout sous une cloque en argent, mais enfin. La peur a ses raisons que la raison ignore, dit-on. On dit, donc.
  •  

     

     

  • Petibé, je reste coite devant un téléphone. Autrement causé, si un jour vous voulez me téléphoner, il faut d'abord m'envoyer un texto, voire un télégramme, avec accusé de réception, attestant du fait que, oui, éventuellement, j'aurais pris mon courage à deux oreilles, et j'aurais consenti à prendre le téléphone à deux mains. Et à répondre.Non, parce que prendre le téléphone, ça va, c'est le fait de causer dedans, qui me chiffonne, pas la bête en soi, ça, ça va, j'arrive à maîtriser mon émoi devant.Sauf devant l'Iphone, là, je perds mes moyens.
  • Et au passage, vous remarquerez qu'à 09h42, tous les téléphones des photographes ont du sonner le glas du déclenchement du flash. Toutes les photos sont pourvues de cette heure-là.

  • Peticé, j'ai peur que les barrières se referment sur moi, quand j'entre dans un parking. Mais si, les barrières bicolores, rouge et blanc, rayées dans un sens approximatif, qu'indiquent toujours 2m, mais qu'en fait, c'est plus bas (pour te faire une frayeur) et que tu sais jamais si, bordel, le ticket, il sort quand, la barrière va pas tenir le coup, et bam, le capot. C'est arrivé à mon dentiste. Le lendemain, il m'arrachait une dent.


  • Oui, ben ça avait peut-être aucun rapport, mais n'empêche, ma canine droite me manque. Celle du bas.

     

  • Petidé, j'ai peur qu'on m'oublie.
  • Petieuh, j'ai peur de grandir.
Mais ces deux derniers points, c'est personnel, et c'est réel, et comme j'ai pas envie que ça vire au billet psycho-analytico-thérapeuthique, je passe vite fait dessus, en espérant que personne soit allé jusqu'au bout et lise les deux derniers points, et qu'il passe direct à savoir si il a été désigné par le sort pour reprendre le flambeau, tel aux Jeux Olympiques.

A savoir, Valérie, Mademoiselle Parker, Mademoiselle (tout court) Nonolerobot, et LaFée. Qui, bordel, toute jet-lagguisée qu'elle est, devrait trouver le temps de nous conter les terreurs outre-équatoriaux.

Et comme j'ai peur d'être ordinaire, je vais en plus déroger à la règle du jeu (qui qui pond des règles du jeu pour un tag, je vous le demande)(c'est pas moi)(comme le vase de Soissons)(mais la bouteille en verre Perrier Vintage, là, c'était moi), bref, je le refile aussi à Gazelle. Je suis comme ça, j'ai peur de rien!

02.07.2008

Lot de consolation.

Bon, là, par contre, je vais me fâcher tout rouge.

QU'EST CE QUE VOUS FOUTEZ ENCORE LA? Alors que vous devriez êtes sagement assis, dans le nouveau chez moi?
Bordel à queue, on comprend rien par ici, ou bien?
Rapport que l'article, là, dessous, c'est ici que vous êtes censés le lire.... Non mais.

Allez, zou, on s'active la main droite, on copie colle le nouveau lien.

De suite.
J'ai dit.

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Quand on va pas bien, on s'achète une paire de chaussures.
C'est reconnu, c'est énormément plein de vertus. La chaussure est un excellent anti-dépressurisation.
J'en viens à songer de proposer à msieur le président de voir si on peut pas quelque chose pour l'inscrire à la liste des trucs gratos, chez la Socialiste Sécurité, là, avec les ALD.

Ca serait quand même assez irréel et fantastique, d'arriver chez Christian (Louboutin)(mon copain)(même qu'on l'appelle Loubout' dans le privé)(dans l'intime, quoi)(enfin, pas trop intime, quand même)(je sais même pas si il ôte ses chaussettes pour faire l'amour, c'est dire le degré de connaissance)(mais enfin)(c'est mon ami quand même.)

Donc, bonjour Chri', je viens rapport à mon ordonnance, j'aurais comme qui dirait besoin de trois chaussures à semelle rouge. Ca manque, par chez moi.

Et avec ça? Un doliprane, merci.
Non, pas le générique, tu m'as vue?
Est-ce que j'ai l'habitude de prendre de la blouse H&M au lieu de filer chez Bel Air? Bon.

Doliprane, donc.


Oui, donc, tout ça pour dire.
Quand ça va pas, on achète des chaussures.

Moi, comme ça va vraiment pas, j'en ai acheté deux.

Deux paires. Pas deux chaussures.

Mais en fait, elles sont minables.
Alors demain, j'irais les ramener.

En ayant quand même apprécié de ne pas rentrer les mains vides, encore une fois, au bout de trois jours intensifs de soldes, d'essayage, et de refoulage de larmes de colère.

Vous m'excusez? Je vais me pendre.

01.07.2008

Je suis désormais raisonable,

Suite à un délire assez chiant à mettre en place, et pour des raisons idépendantes de la volonté de tout le monde, mais qui, par la force du grand Manitou de la vie, font que, je vais devoir publier mes billets ici et là-bas.
Mais on est d'accord que c'est là-bas que ça se passe.

Et pour ceux qui ont atterri ici grâce à leur Netvibes clignotant que Camille a mis du nouveau billet en ligne, c'est bien que vous avez pas fait votre job de remettage de liens à jour.

Donc, on s'empresse de le faire, et on va lire là-bas, je répète, on va lire là-bas.

Merci de votre compréhension, et à bientôt sur nos ligne.

... 

 

Hier, j'ai réussi un exploit qui ne m'étais jamais arrivé depuis...Pfiou, depuis super longtemps.
J'avais besoin de quelque chose.
Non, c'est pas ça qui m'était pas arrivé depuis longtemps. Suis pas encore passée dans le clan de la frigidité, merci, tout va bien.

Je voulais du blanc, du léger, du utile, quoi. Pas du futile, donc, du utile, on a dit.

Comme c'est les soldes, que ça brade à tout va, et que les étiquettes te balançant du "ouais je suis à moins soixante sept pour cent " , ben moi, je me suis dit que c'était quand même sacrément le bon moment, pour envisager l'éventualité d'un possible craquage.

Attention, craquage mûrement réfléchi.
Au bout de deux jours sur ma liste, quand même, j'ai dit que ça va, tu t'es pas encore lassée de l'écrire, c'est que, ma fille, c'est fait pour toi, ça.

J'ai donc appliqué la méthode réflective. J'ai tâté, j'ai re-taté,; je suis sortie faire un tour, m'aérer l'esprit, j'ai recommencé, bref, j'ai mûrement et songeusement pris ma décision.
Je pourrais même dire que j'ai opté pour le coup de fil à un ami, mais ça serait mentir, quand même. (je 'lai fait une fois, ça a été un des pires achats de ma vie.)(j'ai des amis conceptuels.)

Bref. J'ai pas essayé, parce que j'avais un peu la flemme, en ce jour. Et puis, j'étais à peu près sûre.*
Donc, ni une ni deux (en vérité, si, j'ai quand même hésité), j'ai embarqué la chose. Toute fière, je suis passée à la caisse, j'ai tendu ma carte bleue. La caissière m'a regardé de travers, encore une fois, parce que ma carte bleue, elle est rangée dans un endroit un peu étrange de mon portefeuille, qui fait que je mets toujours environ un tour du cadran de l'horloge à la sortir, et forcément, derrière moi, ça s'impatiente.

Oui, je sais, je suis ignoble.
En même temps, j'aime assez ce rôle de chieuse, qui fait que, le soir, le papy qu'avait juste une boîte de croquettes Royal Canin ultra plus a ramener pour son teckel à poil irlandais et ras, ben il pourra maugréer (si c'est pas beau, ce terme) à sa femme (ou sa télé, là, je peux pas vous en dire plus)(dieu me préserve), que bou diou, la jeunesse, c'est plus ce que c'était, et en plus, y'a réchauffement climatique de la serre.

Bref, j'ai donc payé mon dû, et je suis repartie, l'esprit léger, chez moi. Un peu chaudement, quand même, parce que faudrait quand même pas oublier que la couche d'ozone joue au tennis en ce moment. Mais l'esprit léger quand même.

Je suis donc CAPABLE d'acheter uniquement ce dont j'ai besoin.

Je suis donc entrée dans l'ére de la maturité faite femme.
C'est bien, non?

* Et là, je suis certaine que vous vous êtes dit ah ahahahah, telle est pris qui croyait être très maligne, la petite s'est fourvoyée, et elle a du revenir le lendemain pour changer le tout. Non?

** Oui, ben je suis désolée, mais présentement sous peu, j'avais juste besoin de protéines lactées, voilà tout.

26.06.2008

La terrible question de l'abordation.

Je sais, je sais, c'était bien charmant, par ici.
Mais, les bonnes choses ont une fin (spasme de la mort au niveau cardiaque?). Sauf qu'en fait, là, y'a pas fin, y'a juste mouvance du troupeau.

On me suit?
Zou, le nouveau, c'est par là!

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Hier, je disais qu'un jour, j'allais vous causer d'une situation qu'est franchement enviable.
En fait, c'était pas hier, c'était avant-hier, me signale-t-on dans l'oreillette.
Au temps pour moi
(je surkiffe par délà la troisième zone orgasmique cette expression)(donc je la place à tout bout de champ)(celle aussi, elle me déplaît pas). Correction faite, reprenons nos états d'âmes en main.

Avant hier, donc, plus précisément le 24 juin 2008, je causais que parfois, on te pose une question qu'est super fastidieuse à répondre.

Comment ça va?
On peut aussi prendre les variantes, qui s'apparentent à des "comment vas-tu", ou bien encore "le bon dieu a-t-il été urbain avec toi ce matin", voire même "yo, man, ça roule?". Ou bien, how are you , qué tal, et si on est carrément dans un état de folie avancée, on la fait en teuton, Wie geht's?

Pourquoi.

Alors que, à vue de bras, la question est pas vraiment créée à la base pour emmerder le monde, puisque, si on note bien, c'est quand même la première chose que se disent deux personnes quand elles se croisent.

Là est l'embrouille.

Si ça va, tu réponds que ça va.
Si ça va pas, tu réponds quand même que ça va.

Ou qu'il est, donc, l'intérêt d'une telle question?
On pourrait pas plutôt soumettre un genre de truc qui s'approcherait d'un quelque chose semblable à un j'ai pas forcément envie de savoir comment tu vas, je te pose ça juste par politesse, pour que tu croies que je t'ai reconnue dans la rue, mais honnêtement, je te jure que même si tu me réponds que ça va pas, je vais pas te demander pourquoi, j'ai une baguette à acheter.

Et, de toutes manières, quand ça va, et qu'on répond que ça va, la personne en face ne va jamais vous demander "et pourquoi va-ce aussi bien, chère interlocutrice". Jamais.
Parce qu'il s'en fiche royalement aussi, il a bien d'autres choses à faire aussi.

Donc, je répète.

Où qu'il est, l'intérêt d'une telle question?

soleil.jpg

25.06.2008

Le sport, finalement, c'est bien drôle

Suite à un délire assez chiant à mettre en place, et pour des raisons idépendantes de la volonté de tout le monde, mais qui, par la force du grand Manitou de la vie, font que, je vais devoir publier mes billets ici et là-bas.
Mais on est d'accord que c'est là-bas que ça se passe.

Et pour ceux qui ont atterri ici grâce à leur Netvibes clignotant que Camille a mis du nouveau billet en ligne, c'est bien que vous avez pas fait votre job de remettage de liens à jour.

Donc, on s'empresse de le faire, et on va lire là-bas, je répète, on va lire là-bas.

Merci de votre compréhension, et à bientôt sur nos ligne.

...

Hier, à un moment donné de la journée, il était environ dix sept heures trente deux, je suis passée devant un marchand de journaux. Et de revues.
Et, ma petite tête s'est exclamée (mais en elle-même, pour pas passer pour une folle à lier) que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu d'Elle entre les annulaires.
Annulaires et majeurs, parce que tenir une revue uniquement avec deux annulaires, c'est pas franchement facile.

Mais donc, mon porte monnaie tintinnabulant gaiement au gré de mes balancements d'épaules (si ça, c'est pas du Baudelaire, je veux bien manger ma chemise), me suis-je approchée du revuetier, pour lui quémander ma dose de bêtise de la journée.
J'avais déjà lu trois pages des Liaisons Dangereuses, fallait bien me reposer les neurones, je suis en vacances, ou bien?

Bref.
Le Elle, donc.
Qui titre, en grand-gras-souligné-encadré que la salle de sport, c'est fini.
Chic, me dis-je, le sport le plus hype du moment va-t-il devenir le blogging intensif? Ou bien le larvage sur canapé, orteils en l'air pour cause de séchage de vernis, et bouteille d'eau aromatisée à mes côtés, (j'y reviendrais)(oui, oui), le tout surmonté d'une pointe de dévédé hautement spirituel, tel Match Point, 27 robes ou Love Actually?

Que nenni. Maintenant, ce qu'il faut faire, c'est de la Street Gym.
Parfaitement, pour les non anglophiles, il s'agit donc de la gym de rue.

Que je vous explique le principe en trois mots et demi, c'est pas bien compliqué. En gros, il s'agit de se payer une bonne dose de ridicule affiché, dans une rue de préférence passante, pour montrer aux autres que nous, on se muscle, pauvres vermisseaux assoiffés par l'argent qui n'êtes dans cette rue que pour parcourir les boutiques en quête de tissu pour recouvrir la peau du postérieur. Peau qui deviendra vite trop tendue si vous continuez d'ignorer les messages comme quoi faut se bouger, de temps en temps, et que si vous le savez pas, faudrait penser à aller de temps à autre, entre trois blogs, sur le site de mangerbouger.fr.
On reprend son souffle, cette phrase est digne de Proust. Dans la longueur, pas dans le style.

Bref.
La street gym, donc.
On nous propose, entre autres exercices, de se muscler avec un banc.

Déjà, ça implique de virer gentiment, petia les SDF qui par hasard, auraient élu domiciliation provisoire dessus, petibé les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics, bancs publics, en s'foutant pas mal, ouais, bon, on a compris, donc. Et peticé, des aïeules, qui, ayant parcouru dans la journée une distance similaire à celle de trois aller-retours dans le jardin pour mirer leurs laitues, se seraient posées cinq minutes, histoire de reprendre leur souffle.
En commérant sur tout ce qui passe devant.

Pas évident, donc.
La scusez, monsieur, vous voudriez bien arrêter de mendier, le temps que je fasse mes 4 séries de 10 pompes, à exécuter en m'appuyant sur votre abri de la journée? J'en ai pas pour longtemps, promis, une fois que j'ai fini de déverser ma sueur, je vous rends votre chez vous.

Un des exercices m'a quand même beaucoup plu, puisqu'il s'agit de s'étirer. Ça, je gère, je sais bien faire. Tous les matins, je le fais, au sortir du lit. D'ailleurs, c'est un truc qu'est devenu tellement machinal, que je crois que ça m'étire plus du tout, parce que je le fais à une vitesse tellement hallucinante, que c'est plus une manière comme une autre de m'extirper de sous ma couette.

Bon.
Et en finalité du truc, ils précisent quand même où on peut pratiquer cette partie de la Street Gym.
Où?, qu'ils demandent?
Partout, qu'ils s'auto-répondent. (Ils excellent dans l'art de la question rhétorique, là bas)

Sauf que, on fait quoi, si, une fois qu'on s'est échauffée (cinq à dix minutes de marche rapide, en moulinant des bras comme une écervelée, et en montant ensuite les genoux, comme une tarée qu'aurait peur de foutre les pieds dans un fabuleux étron), donc, si une fois échauffée, on arrive devant ça :

 

On repart, penaude, blogger. Comme quoi, le sport, c'est pas si compliqué...

16.06.2008

Le fin de semaine conceptuel - part Two

Comme nous l'avons précédemment vu ici-même, j'étais conviée au bout du monde, fêter des anniversaires.

J'adore les anniversaires.


Non, cette affirmation n'entre en rien dans la ligne éditoriale du billet, mais j'aime assez faire des remarques, même si elles ne sont pas justifiées.

Je suis comme ça.

Au bout du monde, disais-je. Mais vraiment.
La Marquise avait été suffisament bonne pour me prêter son carrosse. Carrosse qui, apparement, est vert. Je cherche encore de la Clio verte,  parce que la sienne s'est revélé être grise. Mais passons, elle roulait, c'est bien le principal dans notre récit.

Je n'avais juste pas touché une pédale d'embrayage depuis environ cent quatre vingt huit jours, soit à peu près six mois entiers. Ouais, ça s'oublie pas, certes, c'est comme le vélo, on sait, mais moi, le vélo, j'aime pas.
Et là, je crois qu'en environ trois kilomètres, dix minutes, six queues de poissons, quatre piétons presque assassinés, et deux feux rouges grillés, j'ai perdu environ trois kilos deux cent de transpiration de peur.
Un truc de décérébré.

Heureusement, j'avais l'arme ultime, à savoir mon divin GrandFrère, que nous allions récupérer, mais ça, on s'en fiche, c'est pas intéressant.

Juste, j'en profite, que si un abruti urbanistico-indicateur vient lire ces lignes, bordel, où qu'il va, l'argent des impôts? Parce que dans les panneaux indicateurs, sûrement pas.
Ou pas les bons.

En faisant un schéma rapide :
plan-lyon.jpg
D'où les deux heures trente en lieu et place de l'heure huit minutes prévue par Monsieur Michelin.

Mais tout ça, c'était rien, parce qu'on allait dans un chic endroit.

Un endroit animé. Tellement animé, qu'on en déduit que, lors d'une foule d'activité de peuplade, le Playmobil local s'est vu arraché d'un membre.
Triste.

playmobil.jpg
Mais le Playmobil garde le sourire, c'est essentiel.

Ne me demandez pas en quoi le Playmobil peut représenter un esprit citoyen dans une ville, mais j'apprécie beaucoup ces zones reculées de notre contrée qui ont de l'humour.

Mais de l'humour, y'en avait à foison.
MiniSoeur a voulu acheter de la chaussure.

Une indigène nous ayant dirigé, pleine d'enthousiasme, vers la rue commerçante de la ville, nous avons entrepris l'essayage.
N'est-ce pas?
essayage-chaussures.jpg

Non, on a rien acheté.
chaussures-eram.jpg
Et pour cause. Triste, toujours, triste.

Enfin, si, une revue.
Pour passer le temps avant le début des festivités.
Festivités qui ne seront pas narrées ici, coz' on s'en contrebalance, c'était chic, c'était drôle, mais ça reste de la fête perso, et ici, on va pas faire étalage de mon existence.

Et donc, on a joué au Uno, aussi.
Et j'ai perdu. Environ quatre cent soixante quinze points.
Mais je m'en fiche, j'avais un chouette chapal.
chapeau.jpg
Pour ceuzécelles qui se demandent, quand même, hein, le nom de la ville improbable, c'était Feur.
Quoi, me direz-vous? Feur, je vous répondrai.

Et tout le monde rigolera.

11.06.2008

Ta mère en short.

Grâce à la mode, finalement, on peut aller bien plus loin que les préjugés.
On peut apprendre à parler en idiome étranger.

La preuve par l'exemple, parce que c'est quand même bien plus causant, comme affaire.


short-bleu.jpg
Je porte un short bleu.
I wear blue knickers.
Llevo un short azul.
Ich trage ein blaues Kurzschluß.
Io sono indossando pantaloncini blu.


short-blc.jpg
Je porte un short blanc.
I wear white knickers.
Estoy vestida con un short blanco.
Ich trage ein weißes Kurzschluß.
Io sono indossando pantaloncini bianci.


short-vert.jpg
Je porte un short vert.
I wear green knickers.
Estoy vestida con un short verde.
Ich trage ein grünes Kurzschluß.
Io sono indossando pantaloncini verdi.


short-noir.jpg
Je porte un short noir.
I wear black knickers.
Estoy vestida con un short negro.
Ich trage ein schwarzes Kurzschluß.
Io sono indossando pantaloncini neri.



short-jaune.jpg
Je porte un short jaune.
I wear yellow knickers.
Estoy vestida con un short amarillo.
Ich trage ein gelbes Kurzschluß.
Io sono indossando pantaloncini gialli.



Le titre? On s'en fiche, c'est les couleurs, qu'on révise, aujourd'hui, pas les liens de parenté....

Pour cette séance de photographie, on été necessaires envion dix-sept aller-retours à H&M, pour trouver LA bonne taille dans chaque short. On été necessaires aussi environ huit heures vingt trois minutes de mon temps, pour cadrer pareil chaque photo.
Et pour vernir mes orteils. Même si, ça, ça se voit même pas.

Petit edit depas plus tard qu'actuellement : bon, voilà, j'ai modifié quoi fallait changer. Non mais j'te jure.

09.06.2008

Le croûton qui m'a rendue sadique

Je sais, je sais, c'était bien charmant, par ici.
Mais, les bonnes choses ont une fin (spasme de la mort au niveau cardiaque?). Sauf qu'en fait, là, y'a pas fin, y'a juste mouvance du troupeau.

On me suit?
Zou, le nouveau, c'est par là!

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Parfois, je me prends à m'asseoir sur mon canapé, et à réfléchir. Parce que la lumière est tellement mauvaise chez moi, à cet endroit précis, qu'en fait, je peux rien faire d'autre. Du coup, je réfléchis.

Et je me rends compte de plein de petits trucs, qui dérangent.

Par exemple, je suis persuadée que, quelque part, quand j'étais petite, j'ai subi un choc technique, qui fait qu'aujourd'hui, j'ai des bugs avec la bouffe.

Oui, c'est dit. En même temps, je suis une fille, c'est donc relativement normal, je crois d'avoir une relation anormale avec la nourriture.
Enfin bref, je vais pas causer troubles du comportement, c'est carrément pas mon rayon, et en plus, j'ai pas envie de dériver sur un sujet qui a tendance a déraper.

Et j'ai dit que y'a que sur mon canapé, que je réfléchis.

Donc, en fait, j'ai remonté mes souvenirs, et j'ai trouvé la faille. Et en fait, c'est pas tant avec le manger que j'ai du souci à me faire, c'est surtout avec ma nature propre.
En fait, je suis ni plus ni moins qu'une sorcière, avec verrue, et balai. La totale.


sorciere.jpg
En vrai, je suis pas tout à fait comme ça, j'ai les yeux marrons...

Mais prenons un exemple probant, démontrant à la fois que je suis aigrie du repas, et qu'en plus, je ne suis que vilénie et atrocité.

Quand j'étais petite, DameMère, l'illustre, n'a jamais, oh grand jamais, consenti à me refiler le quignon de pain, en sortant de la boulangerie.

J'ai eu beau utiliser tous les subterfuges possibles, inventables, et inventés, mais que nenni, jamais, elle a voulu.
J'ai proposé un nombre incalculable de fois d'aller moi-même acheter le pain (et laissez-moi vous dire qu'à sept an et des miettes, une gamine qui propose d'aller chercher le pain, c'est rare, il faut en profiter) (passé huit ans, je l'ai plus fait, faut pas pousser non plus, je suis pas la bonne), et même, je rendais la monnaie, mais jamais je pouvais croquer dedans, rapport que j'avais toujours la recommendation de revenir fissa les culottes, la baguétt' franessaiss' ENTIERE sinon ça va fesser quelque part.

Et comme j'étais méga obéissante, à mon âge, telle une idiote, j'obéissais.
Quelle tagliatelle, quand même.

baguettes.jpg


Et en grandissant, Dieu me tripote, j'y ai plus pensé.

Le premier jour où j'ai fait du baby-sitting (premier d'une looooooooongue série assez abominable, quand on y repense), je suis allée acheter le pain, avec la mini-pouce que je gardais.
La honte, c'est elle qui m'a guidée dans la ville. J'étais partie pour aller à la déchetterie. (Mais on m'a dit que tu tournes à gauche juste après le feu, mais en fait, y'avait deux feux, donc j'ai dû perdre un peu le compte, à force. Pis la gamine arrêtait pas de me tanner, pour que je la prenne dans mes bras, aussi.)

Bref, on s'éloigne du pain, sujet principal de la journée.

Donc, quand j'ai pris la baguette dans mes mains, il se trouve que la gamine m'a demandé de croquer dedans.
Non, que je lui ait dit, rapport qu'on va bientôt manger, et que j'ai pas envie d'avoir fait cuire les spaghettis pour rien, merci, c'est déjà suffisament éprouvant comme ça pour avoir à les balancer après.

Et vous savez quoi?
Ca a été super, comme moment. Ouais, genre je refourgue TOUS mes démons sur quelqu'un d'autre. Limite, je dirais même que ça en a été jouissif, mais quand même, on va pas exagérer.
Et on est rentrées, elle, toute tristoune de pas avoir eu son croûton, et moi, ravie d'avoir expérimenté mes idées sur la question éducative de l'enfant.
Sauf qu'arrivés à mi-chemin, j'ai pas résisté, et on s'est enfilé la moitié de la baguette.
Parce que, merde, moi, j'en voulais, du pain frais.

C'est comme ça que ça devient capricieux? m'en fous, c'est pas ma gosse.

08.06.2008

Le parfum, c'est comme le Jelly Belly

A Lyon, c'est la province, c'est vrai, n'empêche qu'il faudrait voir à pas trop songer à nous prendre pour des chouettes hulottes.
Non, on sait recevoir, dans les chaumières.

Déjà, on nous accueille avec une asperge plissée.
Non, c'est pas  du buffet, c'est du gratin, qu'on nomme ça. Surtout quand l'asperge s'est retrouvée, on ne sait pas trop par quel miracle des votes, d'une écharpe affichant fièrement qu'elle est, par un truchement du mannequinat, Miss Rhône.

Ca en jette, y'a pas à dire.
Même que, pour votre serviteuse, elle a même daigné poser, bien cachée, sa coupette de champagne, et son bagel aux rillettes.
Faudrait pas penser qu'elle s'alimente comme le premier quidam croisé au coin de l'avenue.
Quand même.

miss-rhone.jpg


Mais c'est pas grave, elle sourit.
Et elle a des chaussures à chier.

chaussures-jo-m.jpg


Mais on suppose qu'elle a quelqu'un qui choisit pour elle son accoutrement vestimentaire?

Bref.
Nous pouvons passer à la suite.

Le buffet.

Que même que, honnêtement, ça me tue, mais je peux pas reprocher grand chose. Parce que, merde, c'était bon.
D'accord, rien de très recherché, vu qu'on nous a servi de la mini-quiche, et du mini-bagel au cream cheese. Ah, pis y'avait aussi de la brochette qui proposait de la mozzarella très farceuse, qui s'est retrouvée à mes pieds, et par la suite, sous la table, amenée par là-bas d'un honnête et très camouflé coup d'escarpins.

J'aurais dû être footballeuse.

chemise-rose.jpg


Nous avions de la chemise rose.
Très rose. Et très assortie à la cravate. Rose, donc.

Nous avions également des mélanges très improbables d'imprimés, mais comme c'est du Chanel, on pardonne.

imprime-jo-malne.jpg


Non?
Non.

Bon, pis vous me direz, quand même, mais qu'est-ce qui t'amenait dans cette boutique, ma petite.
C'est très simple, je venais découvrir le parfum qu'est assimilé à des Jelly Bellys.

jellys.jpg


Sans blaguer, c'est absolument fantastique, mais on peut mêler tous les parfums, comme ça, sans même sentir mauvais.
Je mets quand même un dièse à cette affirmation. Au bout de sept parfums les uns sur les autres, on commence à sentir comme une nausée approchante.

Le grand méga bonus dans la narration, c'est quand même qu'on a eu du cadal, au sortir de la boutique.
Ouais, enfin, on va pas s'enflammer non plus, vu qu'on a eu un sac.

sac-jo-m.jpg


Avec une boîte.

boite-jo-malone.jpg


Et du papier de soie.

papier-soie-jo-m.jpg


Oui, et une bougie cachée au fond, mais elle sent, comment dire... Fort.
Vu la taille, l'odeur va être quand même très rentabilisée, mais enfin.

Elle servira de cache-odeur dans les futures commodités parisiennes de moi-même, épicétou.

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