12.06.2008

Friday Five. Ou presque.

Je suis au billet-sans-préprogramme de la mort. Non, je n'exagère pas, je suis réellement au bord du gouffre, à l'orée du précipice.

C'est quand même relativement dérangeant, parce que j'avais prévu de relater ici-même la bien jolie soirée à laquelle je me suis rendue hier, mais j'ai décemment pas le cerveau pour raconter tout comme il faudrait.

Et en plus, j'ai jamais été très douée pour les comptes rendus.
Quand j'étais petite, à l'école, et qu'il fallait faire les résumés des réunions de délégués (parce que OUI, j'étais déléguée)(quatre années de suite)(Dieu me tripote, je fais ainsi mentir l'adage que jamais on refait deux fois les mêmes erreurs...), donc, j'éludais systématiquement, prétextant des soucis d'ouïe intempestive.
Dingue comme ils étaient crédules, parce que j'ai jamais eu à les faire, finalement, ces fichus comptes-rendus.

Donc, là, je suis relativement soulagée, me dis-je, parce qu'avec un peu de chance, ce ouikend, je vais avoir tellement d'inspiration que je vais pondre un méga debriefing de soirée qui tue sa race, et même la race du chien de la voisine (teckel à poil dru. Assez laid, somme toute.)

En attendant, je sais pas si c'est le deux-cent-soiante-dix-huitième petit four que j'ai avalé hier soir, ou bien si c'est juste le fait de manger du solide après deux semaines de je-ne-mange-que-des-fruits-parce-que-je-suis-un-peu-névrosée-question-alimentation, et que donc, mon estomac a pas forcément aimé le retour brutal à la normale.
Et donc, présentement, il s'amuse comme un fou, à jouer au tennis tout seul.
Tout seul, oui, donc il envoie la balle, il court pour la renvoyer, il re-court dans l'autre sens, il tape, il renvoie, voyez, tout ça, donc, il bouge beaucoup, et ça se ressent fortement à l'extérieur.
Comme quand on mange du Activia de Danone, quoi.
Mais à l'inverse.

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Le terrain de tennis.

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L'estomac.

Je vous laisse le soin de faire le mixage des deux photos, dans votre imagination. Moi, le simple fait de chercher une photo d'estomac, ça m'a précipité la tête dans la cuvette des commodités.
Très classe.

Donc, de Friday Five aujourd'hui de ma part, il n'y aura point, je ne suis pas en état de réfléchir. Gott im Himmel, pourtant, j'ai une batterie de sujets a Friday-Fiviser, mais je les garde, je pense que des vendredi, il y en aura d'autres.
J'espère.

Enfin, je vais quand même vous faire trimer, parce que, ouais, je suis comme ça, j'aime pas souffrir seule, donc, en guise de Friday Five (que je pourrais, puisque je suis polyglotte, appeler de temps à autre Freitag Fünf), enfin donc, cette semaine, voilà ma requête.

Donnez moi les Fünf sujets qui vous feraient tellement plaisir que je développe, un jour ou l'autre.

Sujets qui peuvent être aussi divers et variés que le port de la culotte à l'intégration dans un nouveau pays, en passant par la variété de pâtes que je préfère ou la hausse du prix du pétrole.
Je suis complètement ouverte.

Et moi, je m'en vais reprendre ma place auprès des toilettes. Que je me suis fait un chouette nid douillet, avec bouillon, coussin, et livre.

05.06.2008

Friday Five, et cadal en prime

Youyou, les p'tits indiens!
Il se passe un truc proprement fantastique aujourd'hui, c'est que je ne peux pas commencer mon billet par "en ce morne et tristoune vendredi, pluvieux et brouillardant comme un épais nuage de coton hydrophilisé", parce que, comble du bonheur en juin, il fait beau.

En fait, comme je suis en train de rédiger cette note l'avant veille, vous pouvez pas savoir à quel point je croise tous les doigts qui sont en ma possession (oui, tous, et en plus, ils sont à peu près entiers, mon pouce s'étant régénéré), pour que, donc cette en-tête de billet soit véridique. Parce que, forcément, à l'heure où j'écris, il FAIT beau.

Mais même si il fait pas beau, je laisse ça, pour pas mentir sur le moment où j'ai rédactionné le billet, parce que je crois fortement en l'honnêteté.
(Et même, là, voyez-vous, je refignole la note, on est jeudi, il fait un temps à pas mettre un ongle dehors, alors je commence à craindre pour la véridicité de l'en-tête pour demain, mais enfin, tant pis)

Mais aujourd'hui, ce sera un Friday Five légèrement différent, parce que, vous voyez pas comme je suis originale, mais j'ai, moi aussi, en ma possession, DEUX exemplaires de la BO de Sex and the City à vous donner, vous offrir, vous allouer, vous fournir, vous soumettre, et autres synonymes.

Mais comment faire pour gagner ce vinyle (oui, presque ça), tendre et chère enfant?
(Ca, c'est vous qui questionnez moi-même, la chère et tendre enfant étant ma personne.)(J'aime bien ce concept de disdascaliser mes dialogues)

Et moi, je me hâte de vous répondre que, c'est très simple, comme je suis en pleine tergiversation sur ma vie sentimentale, et que je songe fortement à me faire bonne soeur, je vous enjoint de me donner les raisons pour lesquelles, non, vraiment, je ferais mieux de rester open sur le marché du coeur.

Parce qu'un homme, finalement....

  • c'est très utile pour vous étaler de la crème dans le dos, au sortir de la douche. Comme ça, après, on a même pas besoin de se laver soi-même les mains avant d'aller écrire du billet à caractère blogguant.

  • c'est génial, parce que ça porte l'eau minérale, à Monoprix. Non, j'achète pas d'eau minérale, mais en admettant qu'un jour je le fasse, je serais heureuse d'avoir deux bras sous le coude.

  • on peut toujours l'accuser, que c'est LUI, le vilain qui laisse des poils dans la baignoire.

  • ça demande jamais sa route, et du coup, ça nous permet, à nous, de la demander, et du coup, de copiner avec le bel hidalgo local a qui on aura demander d'éclairer notre chemin.

  • c'est bien, c'est beau, et ça sent bon le sable chaud....

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En prime, vous pouvez même faire du coloriage. Que vous pouvez me joindre aux réponses.

Et vous, donc?
Si vous devenez, demain, publiciste chez un homme,vous faites comment pour m'enjoindre de pas aller au couvent dès demain? (Soit c'est ça, soit je me fais goudou, alors bon...)

Et les deux listes qui me feront le plus opter pour la recherche de l'homme idéal, ben elles auront le cadeau. Que même, peut-être, si elles sont sages, ben elles auront autre chose dedans.
Mais ça, on verra à la tête du client...

30.05.2008

Friday Five

En ce vendredi brumeux, tel le brouillard écossais, sans le monstre du Loch Ness, il me vient une idée.
Et en même temps, ça m'agace, cette phrase, bordel, je pourrais la placer tous les vendredis, vu le temps pourri qui nous est gracieusement offert....
Enfin bon, en même temps, ça pourrait être une idée de rubrique, ça, causons météo, et inventons des mots.
Oui, le concept me semble exploitable.
Enfin, on verra.
Go back to our sheeps, messieurs dames, focalisons notre attention sur ce nouveau Friday Five.

Comme ça, au hasard, je pioche une date, dans le grand bric-à-brac que sont les jours du mois de juin.
Au hasard, toujours, j'ouvre le petit papier (vous retenez tous votre souffle, c'est super suspensieux, comme affaire), et je lis la date.

Mardi 3 juin

On répète, on s'arrête de bouger, on prend son petit boulanger* , on attrape le Bic qui est sensé toujours traîner quelque part entre le bouton du jean qu'on va réparer, et les mouchoirs en papier (parce que le tissu, enfin, je vous fait pas de dessins.)

Et on réfléchit en choeur.

Quelles sont les cinq choses que, ce mardi 3 juin, vous auriez, comme ça, en vrac, envie de faire?

Hein? Je vous le demande, oui.
Même si on n'aime pas s'organiser, ni rien, bordel, je demande un peu d'attention, un minimum d'efforts, quoi.
Pas compliqué, enfin.

Quoi, mes réponses? Mes réponses?

Je voudrais ramasser du verre brisé.

Je voudrais aussi boire un punch où on sent super bien la cannelle, ça tombe bien, j'ai lu quelque part qu'en avalant une cuillère de cannelle par jour, on accroît nos chances de pas mourir carencé en quelque chose, mais je sais plus trop quoi, en fait.  (à la réflexion, en fait, c'était peut-être une millième astuce lue pour maigrir, mais je sais plus)(ça marche quand même, noyé dans le rhum?).

Je voudrais
aussi coller de l'autocollant à tout va, parce que je suis un peu une gamine, quelque part, et que les gommettes, ça m'a toujours beaucoup amusée.

Pis aussi, je voudrais manger de la cancoillotte, que ça fait quand même super longtemps que j'en ai pas eu sous la molaire, et que ça commence à me manquer. (Un jour peut-être, tu me diras je t'aime, et je vous parlerai de ma relation avec le produit laitier qu'est le fromage. Un jour, j'ai dit.)

Je voudrais avoir une occasion de sortir mon nouvel ami le mouton, qu'aime bien voir du monde aussi, et je suis sûre qu'il aimera beaucoup la terrasse.

Et, dingue comme je suis vernie, parce que, tout ça, je vais pouvoir le faire.

En même temps, j'apprends rien du tout, rapport que l'annonce à déjà éclos, tel un coquelicot, sur déjà plusieurs endroits, de l'amatrice de panaché, à la suiveuse de Jean-Paul Gautier, en passant par la dame en crinoline, celle qui ressemble à Kiki, ou celui qui, soudainement, se décide à poster à tout va.
Ouais, et les autres, aussi.

Enfin, donc, je suis une évangéliste, je prêche la bonne parole, et donc, très sagement, vous nous rejoindrez, mardi, donc, à l'Escal'in (qu'est super, qu'à une terrasse, et qu'on va tous prier, à genoux, pour que mardi, le Soleil soit avec nous - et avec notre Esprit, merci.)

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Moi, je dis, comme ça, directement, qu'on change pas une équipe qui gagne.
On la change pas, non, non, non, en revanche, on peut quand même l'étoffer, alors tous les petits nouveaux, que je sais qui viennent ici (je suis Madame Irma, on a dit), ben ils ont aussi le droit de venir....

On est gentils, et en plus, cette fois-ci, y'a même pas de dress code. (Ou si?)

*cale-pain

22.05.2008

C'est (f)utile, tu crois?

(Oui, je sais, c'est pathétique tellement le titre il est à chier, mais là, précisement ce soir, j'ai pas la tête à trouver un titre hautement intellectuel.)

Chacun d'entre nous a dans le coeur, outre une petite fille oubliée, plein de rêves, tous plus délirants les uns que les autres. Y'en a qui veulent foutre tout le monde au boulot, hop hop hop, plus on bosse, plus c'est mieux, moins y'a du monde qui dort dans les rues, rapport qu'on a plus le temps de dormir (mais on a dit qu'on causait pas de politique ici), bon, y'en a d'autres, qu'ont des envies un peu plus terre-à-terre.

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Des envies absolument futiles, mais oh combien indispensables, si on y réfléchit bien.

Alors, en exclu, mes cinq envies, assez inavouables, mais que je donnerais l'âme de mon chat (qui est revenu, merci pour lui) pour les assouvir, un jour. Et que, vous êtes priés de ne pas noter dans vos agendas, je veux moyen avoir ça pour ma fête, si j'y pense un peu plus profondément.

  • avoir des serviettes de toilette, rangées, sur un étagère noire, visibles, et classées par couleur, et par taille

Et une par gel douche différent utilisé, rien de pire que de mélanger l'odeur de la fleur de Tiaré avec la vanille hydratante et le chocolat anti-stress. T'as l'impression de te balader avec une salade de fruits sur le crâne, sinon. Et moi, la salade de fruits, je l'aime uniquement avec de la glace à la vanille.

  • enlever les majuscules de l'alphabet

Je déteste les majuscules. Ca m'emmerde au plus haut point. Pourtant, quand j'étais petite, je mettais des points dés que je pouvais, pour faire durer le plaisir, j'adorais mettre de la majuscule à tout va. Y'a rien de plus chiant que de faire le K majuscule, trouve-je aujourd'hui. Sérieusement, il est super dur à réussir, celui-là. Non?

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  • me faire des tresses de partout

Telles les petites guadeloupéennes, qui allaient à l'école avec moi, et qui rigolaient beaucoup quand je tentais de les imiter, parce qu'avec le poil chevelu que j'ai, les tresses, cétait limite Heïdi des montagnes croisée avec Laura Ingalls.
Ou l'attitude débile assumée à trois cent six pour cent.

  • avoir un esclave
Oui, enfin, ça ou un employé, on verra mon humeur, quand je serais grande, mais conceptuellement, quelqu'un qui serait à la fois chinois, pour me faire de la boule coco dés que je veux, mais aussi japonais, pour me faire du sushi en alternance. Et aussi, il me limerais le songles des pieds, rapport que moi, j'y arrive jamais bien.

Il peut être grand, petit, blond, roux ou brun, ça, je m'en fiche. Mais pitié, qu'il ait des dents correctes.

  • pouvoir me nourrir de petits pots pour bébé

Ceux qu'ont la saveur biscuitée, qui sont à se damner par terre, en se roulant les doigts, tellement ils sont bons. Moi, quand j'étais bébé, j'avais droit qu'à de la vulgaire purée faite maison exclusivement, avec des produits séléctionnés avec le plus grand soin par DameMère. j'étais déjà une super-frustrée de la junk food.

Et vous? C'est quoi, vos cinq envies résolument ridicules, un peu égocentriques, et complétement futiles?!

08.05.2008

Friday Five

On l'avait oublié, celui-là. Mais il est bien pratique, quand l'inspiration ne vous est pas tombée dessus, telle un menhir de bonne volonté.

A l'heure qu'il est, donc, je suis en train de me faire soit dorer la moustache dans les recoins ardéchois, soit en train de me moucher parce qu'il aura plu et que j'aurais pas prévu la tenue appropriée pour l'eau, mais toujours en Ardèche.

Ou alors, chose très probable, peut-être, parce qu'en communauté, il faut aider, je suis en train d'aider à faire la popote.
Pas d'acte inconsidéré, je ne vais pas m'armer d'un couteau, encore moins d'une casserole, je ne tiens pas à être accusée d'homicide involontaire dans deux jours.

On n'a jamais vu ça, d'ailleurs, un homicide involontaire à base d'assassinat culinaire, ou si?

Bref.

Je suis donc nulle, dès qu'il s'agit de manier la cuillère en bois, ça vous avez fini par intégrer cette vérité. Mes talents se limitent à faire décongeler de la boule coco, et à tartiner du fromage sur du jambon. Voire même, l'agrémenter de guacamole, fait maison.

Mais parfois, j'ai tenté
.

  • les barquettes d'endives à la crème de curry
Sur le papier, c'était super tentant. Sauf que, comme j'aime pas l'endive, j'ai remplacé. Par de la laitue. Molle.
Une barquette molle, c'est conceptuel, certes, mais immangeable.
Oui, j'avais aussi remplacé la crème par du fromage 0%, and so what? Je suis sûre que c'est pas ça qui afadissait le tout.

  • la polenta aux légumes
Là, même sur le papier, ça faisait pas envie. Mais j'étais dans une journée tellement volontariste niveau aide à la gente maternelle, que j'ai dit touche pas, je s'occupe de tout.
Elle a rien touché, sauf le téléphone, pour commander du chinois, après.

  • les mushroom-pasta
Pourtant, là, j'avoue que je comprends toujours pas. Le champignon, c'est bon. La tagliatelle aussi. Alors pourquoi, quand on mêle les deux, ça marche pas?
Ou ça fait pareil que pour les prénoms composés? (genre, Paul, c'est beau, Luc aussi, mais Paul-Luc, c'est moche?)

  • le flan au chocolat
Alsa. En sachet. Celui où il faut juste ajouter le lait. Et les pépites de chocolat.
Le lait était périmé.

  • l'omelette
Oui. j'ai réussi à rater une omelette.
Un ange passe, non?

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Et vous?Quelles sont vos pires tentatives culinaires? Que je puisse gratifier ma douce famille de nouveaux essais, la prochaine fois?

28.03.2008

Friday Five : la Relève!

Après Camille d'Essayage, c'est à mon tour de reprendre le flambeau.
Oui, c'est un dur exercice.

Après tant de bons et loyaux services, désormais, les Friday Five, copyright Marie D., tourneront sur les blogs lyonnais.

Non mais.

On n'allait quand même laisser partir Marie sans avoir une trace d'elle, enfin, enfin!

    Au dernier apéro fight, qui a eu l'honneur de se dérouler dans le plus bel appartement d'étudiante de la Presqu'île, c'est à dire le mien, nous nous sommes livrés, tels de furieux DJ's (disque-joquet, comme le dirait DameMère), à une bataille endiablée de... musiques ridicules.

Et, de fil en aiguille, nous avons tricoté un pull, tous les souvenirs me sont remontés, là, comme ça.
Oui, comme ça.
Limite, j'en avais les larmes aux yeux en écoutant les Spice Girls.
Oui, j'ai été bercée par le doux son de if you wannabe my lover, tatatatada. Même que c'est la chanson de la sublime série TV on a échangé nos mamans.

Bref.

Donc, aujourd'hui, nous causerons chansons, et souvenirs.

Quelles seraient, pour vous, les 5 chansons qui résument le mieux votre ENFANCE?

Sachant que, par enfance, nous entendons la période qui s'étend de la sortie de l'utérus maternel, jusqu'à l'abandon de la salopette en jean. Et des couettes.
En priant, de cette manière, pour que personne ne me révèle qu'il/elle porte encore des salopettes.
(Et NON, le combishort, c'est pas une salopette)


Allons-y pour moi!


En premier lieu, le génialissime Henri Des, et sa chanson Papa mon baiser.
Parce que Henri Des, c'est juste mon Dieu, et que sa fille, qui chante sur cette chanson, elle s'appelle Camille.
Et moi, rien que pour ça, j'ai aimé m'appeler Camille, quand j'étais petite.

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    Suit ensuite la chanteuse espagnole Rosanna, avec sa chanson A fuego lento.
Qui est limite une chanson érotique, mais comme j'avais 8 ans quand je l'écoutais, je pigeais pas encore que quand on parle de feu brûlant, ça peu avoir une connotation autre que celle d'un barbecue.

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    Nous avons ensuite, en troisième position, Stewball, de Hugues Auffray.
Je crois bien que c'est la seule chanson qui parle d'un cheval et qui réussisse l'exploit de me faire pleurer comme une idiote, n'importe où. Parce qu'à la base, les chevaux, j'aime pas franchement ça.


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    Vient ensuite la cultissime Roméo and Juliet des Dire Straits. Parce que mon géniteur en chef (et le seul, d'ailleurs) m'a très tôt habituée à avoir du bon son dans la cochlée*.

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    Et, pour finir, parce que c'est impossible sans celle-là, Hey Jude, des Beatles.
Parce que, celle-là, si je compte le nombre de fois où j'ai recopié les paroles, pour les apprendre (oui, bon, c'est pas trop dur non plus, mais enfin, j'avais 7 ans, et j'étais pas anglicaine, figurez-vous), le nombre de fois où j'ai dansé dessus avec mes meilleures amies (déjà à l'époque, j'avais le feu de la création en moi), et le nombre de kilos de larmes qu'il m'a fait couler, cet imbécile de Jude...

 

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So, et vous?


* Ceci est un terme technique qui désigne l'organe de l'audition, figurez-vous.